L* MU1I
totee LE DUC FRÉDÉRIC, «toc de* SEIGNEURS. LE DUC.
Est-il possible que personne ne les ait vues? Cela ne peut pas être : quelques traîtres de ma
cour sont d'intelligence avec elles, et dansle coinptoL
LE PREMIER SEIGNEUR
Malgré toutes mes démarches , je ne puis trouver personne qui dise l'avoir aperçue. Ses femmes l'ont vue le soir au lit, et le lendemain, de grand matin, elles ont trouvé le lit ; mais le trésor qu'il renfermait, leur maîtresse , n'y était plus.
LE SECOND SEIGNEUR
Monseigneur, on ne trouve pas non plus le paysan bouffon (1) dont votre altesse avait coutume de s'amuser si souvent. Hespérie , la fille d'honneur de la princesse , avoue qu'elle a surpris secrètement votre fille et sa cousine vantant beaucoup les bonnes qualités et les grâces du lutteur qui a vaincu dernièrement le robuste Charles ; et elle croit qu'en quelque endroit que ces dames soient allées, ce jeune homme est sûrement avec elles.
LE DUC
Envoyez chez son frère ; ramenez ici ce galant ; s'il n'y est pas, amenez-moi son frère , je le lui ferai bien trouver ; faites ce que je dis sur-lechamp, et ne vous lassez point de continuer les démarches et les perquisitions, jusqu'à ce que vous m'ayez ramené ces folles aventurières.
(Il* •orient.)