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Écoutez-moi f vénérable* pères. Nobles tri- Inius, arrêtez. Par pitié de moo grand âge, dont la jeunesse fut employée à des guerres dangereuses , tandis que vous dormiez en paix et en sûreté ; an nom de tout le sang que j'ai versé pour la défense et la gloire de Home , de toutes Ira ututN glacées que j'ai passées sans sommeil ; au nom de ces larmes amères, que vous ?oyez remplir sur mes joues les rides de la vieillesse , soyez pitoyables pour mes enfans condamnés, dont les aines ne sont point aussi perverses qu'on l'imagine. J'ai perdu vingt-deux enfans sans jamais répandre uue larmo ; ils sont morts dans le lit de l'honneur.
II! M cuwU tut la tarra, «I )•• jafM paMMt pré» de lui.)
C'est pour ceux-ci, pour ceux-ci, tribuns, que mon corps étendu sur la poussière y marque son empreinte et l'angoisse profonde de mon cœur,
[ et que je l'arrose de mes douloureuses larme*.
Ah! qu'elles abreuvent la terre altérée : le san; de mes chers enfans la rougira de honte. O terre! je prodiguerai à ta soif plus de pleurs tombant d*: ces deux urnes vieillies (ib»orw«i) que le jeune avril ne te donnera de ses rosées; dans les ardeurs de l'été, je l'en arroserai encore ; dans l'hiver, ' je fondrai tes neiges dans mes larmes brûlantes, i et j'entretiendrai une verdure éternelle snr ta J surface, si tu refuses de boire le sang de mes i chers enfans. (E-u* Loci0»,r«tA(oM.> Tribuns révérés, sénateurs blanchis comme moi par l'âge, délivrez mes enfans de leurs chaînes, révoquez l'arrêt de leur mort, et faites-moi dire, à moi, qui jamais avant ce jour n'ai versé de larmes, que mes larmes ont aujourd'hui fléchi vos <
Mon noble père, vous vous lamentez en