ACTE IV
MARCUS
Monseigneur, je sais un mille par delà la loue : de ce coup, votre lettre est arrivée a Jupiter.
HTCS.
Àb ! Puhlius, Pubhus, qu'as-tu fait? Vois, vois, ta as coupé une des cornes du taureau.
MARCUS
C'était la le jeu, monseigneur ; quand PubUus a lancé sa flèche, le taureau, dans sa douleur, a donné un si furieux coup au bélier que les deux cornes de l'animal sont tombées dans le palais ; et qui ies pouvait trouver , que le traître corrupteur de l'impératrice ? — Elle s'est mise a rire , et elle a dit au More qu'elle ne pouvait s'empêcher de les donner en présent a son maître.
Oui , cela va bien. Dieu donne joie a votre seigneurie ! (Entre an fj**n , itec u puier et «m p»lre de
Pi«eoM.) — Des nouvelles, des nouvelles du ciel! Marcus, le message est arrivé. — Eh bien, l'ami, quelles nouvelles apportes-tu T As-tu quelques lettres? Anrai-je justice? Que dit Jupiter?
LE PAYSAN
Quoi, le faiseur de potences (1)? Il dit qu'il les a fait descendre , parce que l'homme ne doit être pendu que la semaine prochaine.
TITCS.
Que dit Jupiter ? Voilà ce que je te demande.
LE PAYSAN
Hélas! seigneur, je ne connais pas Jupiter: jamais je n'ai bu avec lui de ma vie.
TITUS
Comment, coquin , n'es-tu pas le porteur?
LE PAYSAN
Oui , seigneur, de mes pigeons : de rien autre chose.
TITUS
Quoi ! ne viens-tu pas du ciel?
LE PAYSAN
Du ciel! Hélas! monsieur, jamais je n'ai été là : Dieu me préserve d'avoir la témérité de me presser pour le ciel dans mon jeune Age ! Quoi ! je vais tout simplement avec mes pigeons au tri-
(1) Au lien de Jupiter . le paysan entend gibbet-maktr, faiseur de potences.
à . Gbat.