I.e voilà tel qu'on nous le peint
TROISIEME VOLEUR
Lui-même , je le reconnais.
TOUS
Dieu te garde, Timon.
TIMON
Eh bien , voleurs !
TOUS
Soldats, et non voleurs.
TIMON
Tous les deux à la fois, et, qui pis est. nesdo femmes.
TOUS
Nous ne sommes point des voleurs, nuis ^ hommes que la faim tourmente.
TIMON
C'est d'hommes que vous êtes le plusafen>& Eh! pourquoi cette faim? Voyez, la terre i «s racines ; autour de ce vaste espace , cciil ruisseast d'eau vive jaillissent de son seiu ; ces cbfwsp duisenl du gland; ces bruyères sont couvertes it graines vermeilles ; la nature, cette nourrice h™ faisaule, vous sert sur chaque buisson unenw.»son abondante. La faim? Et pourquoi iwh»* faim?
PREMIER VOLEUR
Nous ne pouvons vivre d'herbes, de fruiis*vages et d'eau , comme les poissons, leso et les bêtes de ces forêts.
TIMON
Vous ne pouvez pas même vivre sur les le* oiseaux et les poissons : il faut q»e w**T riez les hommes. Je dois vous rendre gr*» , moins vous vous aunoncez ouvertement P°° ■ \olcurs; pour faire voire métier, ™usuC I point le masque des vertus. C'est dans