LE COURRIER
J'ai trouvé en chemin un courrier de mes anciens amis, et , quoiqu'il allât d'un côté tout opposé à la route que je tenais, cependant nons avons cédé au penchant de notre vieille amitié , et nous nous sommes arrêtés pour converser amicalement ensemble. 11 venait du camp d'Alcibiade , chargé de lettres pour Timon, qu'il allait voir dans sa caverte. Alcibiade le prie de s'unir avec lui contre votre ville dans une guerre entreprise, dit-il, en partie pour le venger.
(Entrent d'antre* sénateurs.) DEUXIÈME SÉNATEUR.
Voici n >s collègues.
TROISIÈME SÉNATEUR
Ne parltz plus de Timon , n'attendez rien de lui. — Déji les tambours des ennemis se font entendre, et leur marche redoutable obscurcit les airs d'une tuée de poussière. Rentrons et préparons-nous : je crains bien que la chasse ne se fasse au proût de \os ennemis, et que nous ne soyons la proie.
(Ils sortent.)