‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 645 sur 689 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Li seins si csuaaa s* bois.

Entra Ul SOLDAT, cherchant Timon.

\ LE SOLDAT

Selon la desojption qu'on m'a faite , ce doit être ici la place. U Y a-t-il quelqu'un ici? Holà!

parlez. — Personne ne répond. — Que veut dire ce silence? — Ah ! Timon est mort. Il a terminé sa carrière ; quelque bète sauvage a élevé ce tertre. Point d'homme vivant ici. — Sûrement il est mort; et voilà son tombeau. Mais que vois- je sur la pierre? Je ne sais point lire. — Je vais enlever cette inscription moulée sur la cire, et je la donnerai à notre général ; il connaît tous les caractères. Quoique jeune d'années, il a la science des vieillards. — S'il a mis le siège devant les murs de l'orgueilleuse Athènes . ce n'est que pour venger cet homme. La mort de Timon est le terme de l'ambition d'Alcibiade.

(Il sort.)

SCÈ.XE VI.

ditjtit m naariaT» tfjmiaM .

Le* trompettes sonnent. ALCIBIADE parait à la lAt» de ses troupe».

ALCIRIADE.

Que la trompette annonce à cette ville efféminée et à ses lâches habitans l'approche terrible de notre

armée. ( On sonne nn ponrparler. Les sénateurs paraissent sur

les mon.) Jusqu'à présent vous avez toujours avancé dans vos désordres ; vous avez rempli vos joursd'abus d'autorité, prenant pour lois vos injustes caprices. Jusqu'à présent, moi et ceux qui dormaient à l'ombre de votre pouvoir, nous avons erré , tenant nos armes reposées sur vos bras oisifs ; nous avons exhalé en vain nos souffrances dans nos soupirs. Enfin le moment est venu où nos genoux , trop long-temps courbés sous le poids de votre oppression , se relèvent indignés, et crient : « C'est assez ; la vengeance , lassée d'égorger, ira s'asseoir et se reposer sur ces sièges où la mollesse respirait avec vous; et la guerre, au visage bouffi de fureur, va s'élancer dans vos murs, et semer la terreur et le carnage. »

PREMIER SÉNATEUR

Jeune et noble guerrier, quand tes premiers griefs n'étaient qu'imaginaires, avant que tu eusses la force en main , et que tu pusses nous inspirer de la crainte , nous avons envoyé vers toi pour calmer ta fureur, et réparer notre ingratitude par des marques d'amour qui devaient en effacer le souvenir.

DEUXIÈME SÉNATEUR

Nous avons tenté aussi , par une humble dé pu-

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