ACTE m, SCÈNE II
nous en parlerons clans la suite. De gi'âce, réponds ; combien de vingt milles pourrons-nous courir dans une heure?
PISANIO.
Une vingtaine, madame, entre deux soleils, c'est assez pour vous ; ( à part) et trop aussi !
Mais, ami, un malheureux qui irait à son supplice ne s'y traînerait pas plus lentement. J'ai oui parler de ces parties de courses où les chevaux étaient plus légers que le grain de sable qui glisse dans nos horloges ; mais ce sont de vains propos. — Va , dis à ma suivante qu'elle feigne une indisposition , qu'elle dise vouloir se rendre auprès de son père; et prëpare-moi dans l'instant un habit de voyage, simple et tel que le porterait la ménagère d'un Fi^anklin (''^.
PISANIO.
Madame, vous devriez considérer
IMOGÈiSE.
Je vois la route qui est devant moi , Pisanio ; et rien ici, ni là, ni rien de ce qui peut arinver. Hâtons-nous , je te prie ; fais ce que je t'ordonne ; nous n'avons plus rien à dire. Il ne s'agit plus que de la route qui mène à Milford.
( Ils sortent. )
2/(6 CYM-BELINE,