‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 140 sur 294 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

Le pays de Galles. — Contrée montagneuse , avec une caverne.

BÉLARIUS sort de la caverne avec GUIDÉRIUS et ARVIRAGUS.

BÉLARItlS.

Le beau jour ! il n'est pas fait pour qu'on le passe enferme' sous un toit aussi bas que le nôtre. Courbez-vous, jeunes gens! cette porte vous apprend à adorer le ciel et vous fait prosterner pour la sainte prière du matin. Les portes des monarques ont des voûtes si élevées, que des géans impies peuvent y passer avec leurs turbans, sans saluer le soleil. Salut à toi, beau ciel. Nous n'habitons qu'un rocher: mais nous ne sommes pas aussi ingrats envers toi que les fiers habitans des palais.

GUIDÉRIUS.

Je te salue, ciel!

ARVIRAGUS.

Ciel, je te salue.

BÉLARIUS.

Maintenant à nos exercices des montagnes : courez là-bas gravir cette colline. Vos jambes sont jeunes ; moi , je foulerai ces plaines : et lorsque de cette hauteur vous m'apercevrez petit Comme un corbeau, remarquez bien que c'est la place qui rappetisse ou qui agrandit. Vous pourrez alors repasser dans votre mémoire tovit ce que je vous ai raconté des cours, des princes, et des intrigues qui se tra-

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