ACTE IV, SCÈNE II
A quoi tient la vie de l'homme! Posthumus, ta tête, qui maintenant s élève fièrement sur tes épaules, dans une heure en sera abattue ; ta maîtresse soumise à ma force , et tes habits déchires en pièces sous ses yeux; et après ces trois exploits , je la traîne à son pèi'e : il pourra d'abord m'en vouloir un peu d'avoir traite' si rudement sa fille ; mais ma mère régente son humeur ; elle saura bien tourner le tout à mon éloge. — Mon cheval est bien attaché. — Allons, mon épée , sors pour un dessein sanguinaire. Fortune, amène-les sous ma main. — Oui , je reconnais ici la description que Pisanio m'a faite du lieu de leur rendez-vous , et ce misérable n'oserait me tromper.
(Il sort.)