‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 196 sur 294 · ACTE V, SCÈiNK V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈiNK V

CYMBELINE

Oh ! dëmon raffiné ! qui peut lire dans le coeur d'une femme? A-t-elle fait encore d'autres aveux?

CORNÉLIUS

Oui, seigneur, et de plus affreux. Elle a avoué qu'elle vous réservait uiî poison mortel qui , dès que vous l'auriez pris, aui'ait rongé votre vie, et vous aurait consumé lentement et par degrés. Pendant ce temps elle se proposait, par ses assiduités, par ses pleurs, par ses caresses , de vous subjuguer ; et dans un monjent favorable , après qu'elle vous aurait disposé par ses ruses , de vous faire adopter son fils pour l'héritier de la couronne : « mais voyant, a-t-elle dit, son projet détruit par l'étrange absence de son fils , elle a dans son désespoir oublié toute honte, et révélé, en dépit du ciel et des hommes, tous ses projets , regrettant que les maux conçus dans son sein ne se soient pas effectués. Dans cet accès de désespoir, elle a expiré.

CYMBELINE

Vous, avez- vous entendu tous ces aveux, vous ses suivantes ?

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