ACTE I, SCÈNE II
chambi^e de ses larmes amères , et le tout pour se livrer au regret que lui cause un frère qui n'est plus, et dont sa douleur veut entretenir la tendresse et l'image dans son triste souvenir.
LE DUC
Oh ! celle qui a un cœur assez sensible pour payer ce tribut de tendresse à un frère , combien elle aimera quand le trait doré de l'amour aura donne' la mort à la foule de toutes les autres affections qui vivent dans son ànie , quand ses nobles perfections , son foie , son cerveau , son coeur "^'^ , trônes souverains , seront une fois occupes et remplis tout entiers par un seul roi suprême ! — Allons nous coucher sur ces doux lits de fleurs : les pensers de l'amour reposent mollement sous le dais d'une voûte de feuillage.
(Ils sortent.)