‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 267 sur 294 · ACTE III, SCENE IV. /.Sg · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV. /.Sg

SIR ANDRE

Oh! laisse-moi le soin de jurer comme il faut.

(Il sort.) SIR TOBIE.

A pre'sent, je rëilécliis .... je ne lui donnerai pas la lettre; car la conduite du jeune homme annonce qu'il a toute la science d'une bonne éducation : la négociation où il est employé entre son maître et ma nièce le confirme ; en conséquence cette lettre , chef-d'oeuvre parfait d'ignorance, n'inspiierait aucune terreur au jeune homme , et il s'apercevrait aisément qu'elle vient d'un épais butor. Mais, voyezvous , je lui rendrai le défi de bouche; je vanterai sir André pour avoir la réputation d'un brave ; et j'inspirerai au jeune homme (que son âge rend crédule) la plus formidable idée de sa fureur, de sa science , de sa rage, et de sa fougue impétueuse. Et ce stratagème les épouvantera si fort tous deux l'un de l'autre , cfu'ils se tueront mutuellement de leur regard, comme de vrais basilics.

, FABIAK.

Le voici qui vient avec votre nièce; laissez-les ensemble, jusqu'à ce qu'il prenne congé d'elle , et aussitôt suivez-le.

SIR TOBIE

Je vais en attendant méditer quelque terrible message pour rendre un défi.

(IIssorlcD..; (Entrent Olivia et Viola.

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