‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 286 sur 294 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

OLIVIA

T'es-tu donc oublié toi-même ? Y a-t-il si longtemps que... Allez chei^cher le respectable ministre.

LE DUC, à Viola.

Allons, viens.

OLIVIA

Où voulez-vous qu'il aille, seigneur? Césario, mon époux , arrête.

Votre époux?

OLIVIA

Oui , mon époux : peut-il le nier?

LE DUC, à Viola.

Tu serais son époux, misérable?

VIOLA

Non , seigneur ; non pas moi.

OLIVIA

Hélas ! c'est la lâcheté de ta crainte qui te fait désavouer le bien qui t'appartient. Ne crains point, Césario : use librement de ta fortune. Ose être ce que tu sais que tu es , et tu seras aussi grand que celui que tu redoutes. — Ali! soyez le bienvenu, vénérable ministre. {Entre le prêtre. ) Bon père , je vous somme , au nom de votre état saint et respectable , de déclarer ici ouvertement ce que nous avions dernièrement résolu de tenir renfermé dans l'obscurité, que les circonstances forcent maintenant de révéler avant le tenjps. — Oui , dites ce que vous savez qui s'est tout à l'hem-e passé entre ce jeune homme et moi.

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