ACTE V, SCÈNE I
OLIVIA
T'es-tu donc oublié toi-même ? Y a-t-il si longtemps que... Allez chei^cher le respectable ministre.
LE DUC, à Viola.
Allons, viens.
OLIVIA
Où voulez-vous qu'il aille, seigneur? Césario, mon époux , arrête.
Votre époux?
OLIVIA
Oui , mon époux : peut-il le nier?
LE DUC, à Viola.
Tu serais son époux, misérable?
VIOLA
Non , seigneur ; non pas moi.
OLIVIA
Hélas ! c'est la lâcheté de ta crainte qui te fait désavouer le bien qui t'appartient. Ne crains point, Césario : use librement de ta fortune. Ose être ce que tu sais que tu es , et tu seras aussi grand que celui que tu redoutes. — Ali! soyez le bienvenu, vénérable ministre. {Entre le prêtre. ) Bon père , je vous somme , au nom de votre état saint et respectable , de déclarer ici ouvertement ce que nous avions dernièrement résolu de tenir renfermé dans l'obscurité, que les circonstances forcent maintenant de révéler avant le tenjps. — Oui , dites ce que vous savez qui s'est tout à l'hem-e passé entre ce jeune homme et moi.