SCÈNE V
Un autre appartement dans le palais de Léonato.
LÉONATO entre avec DOGBERRY et VERGES.
LÉONATO.
Que souhaitez-vous de moi , honnêtes voisins ?
DOGBEERY.
Vraiment, seigneur, je voudrais avoir avec vous une petite conférence secrète sur une affaire qui vous concerne de près.
LÉONATO.
Abrégez , je vous prie ; vous voyez que les momens me sont chers.
DOGBERRÏ.
Vraiment ils le sont, seigneur,
VERGES
Oui , seigneur , ils le sont en vérité.
Quelle est cette affaire , mes dignes amis ?
TÔM. VU. Shahspecire. •?
gS BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN,
DOGBERRY.
Le bon homme Verges, seigneur, s'e'carte un peu de l'affaire , et son esprit n'est pas aussi émoussé ^'^'^ que je demanderais à Dieu qu'il le fûtj mais, en bonne conscience, il est aussi honnête que les rides de son front ^^^
Oui , j'en remercie Dieu , je suis aussi honnête qu'homme vivant qui est vieux aussi, et qui n'est pas plus honnête que moi.
DOGBERRY.
Les comparaisons sont odoreuses ^''^^ — Palabra (^°^, voisin Verges.
LÉONATO.
Voisins , vous êtes ennuyeux.
DOGBERRY.
Il plaît à votre seigneurie de le dire ainsi. Mais nous ne sommes que les pauvres officiers du duc , et pour ma part, si j'étais aussi fatigant qu'un roi, je voudrais me dépouiller de tout au profit de votre seigneurie.