VA
Mous suivrons Bruce et Ronald.
D’abord, un vent favorable enfla leurs voiles; ds reconnurent avec peine les sombres hauteurs de Mull et les collines azurées d’Àrdnamuchan.
Mais là, des rafales les assaillirent et les forcèrent de baisser les vergues pour se servir de
< Go ogle
-CHâflFT tïi. Gi
l’aviron. Ils luttèrent le jour et la nuit contre ces mers orageuses , et ce ne fut qu’avec l’aube matinale qu’ils aperçurent les rivages romantiques de Skye. Ils virent la lumière naissante du soleil couronner la crête aride de Coolin; mais leur navigation fut si pénible et si lente, qu’avant qu’ils fussent entrés dans la baie de Scavigh, l’astre du jour répaudoit ses dernières clartés dans l’occident. Ronald dit alors : — Si mes yeux ne me trompent, voilà les déserts qui s’étendent au nord de Strathnardill et de Dunskye. Aucun mortel n’y porte la trace de ses "pas; et, puisque les vents contraires nous repoussent , qui nous empêche de descendre à terre? si mon prince aime l’arc du chasseur, ne pourrions -nous pas percer de nos flèches un chevreuil de ces montagnes? Allan, mon page, viendra avec nous; il sait bander l’arc d’un bras adroit; et, si nous rencontrons du gibier, il nous répond du succès de la chasse.
Chacun d’eux s’arme; la chaloupe est mise en mer; ils s’élancent à terre, et abandonnent l’esquif et leurs rameurs au lieu où un torrent rapide accouroit en mugissant sur son lit de rochers pour mêler ses flots à ceux de l’Océan.
rÜW-? :
DiJ)ifeed by Googl
LE LORD DES ILES