‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 40 sur 124 · XXIX · texte numérisé non relu

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ï Ce nouveau choc fit reculer les Anglais» qui laissèrent leurs meilleurs soldats baignés dans

leur sang. Argentine seul éleve son boacliet' omé » ’ d’une croix rouge : il rallie les débris de l’armée et dispose un nouvel ordre de bataille. Ses efforts rétablirent le combat, mais cette nouvelle lutte

ne dura pas long-temps.

La belle Èdith avoit entendu les cris de joié des soldats anglais , elle les vit se retourner tout à coup au milieu de leifr déroute.. Le sou çles ^ clairons est à la fois un son de douleur et de triomphé. Edith croit voir les soldats de Ronald, enveloppés par l’ennemi. — O ciel! le combat recommence, point de secours? Et vous» témoins impassibles de la ruine de votre patrie , portezvous donc des coeurs de rocher? — '

Ceux qui de loin observoient les deux armées , n’a voient pu voir sans émotion Bruce combattre pour les droits de l’Écosse, L’amour de la patrie erabrasoit tous les coeurs. -L’adolescent, le vieillard, le prêtre, le laïque, les femmes même tendoient jes mains à la vue d’une hache ou d’une

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épée; mais quand Apaadirierecbityrata pacolépaur leur adresser ces reproches, l’enthousiasme s’empara de cette multitude, — Des prodiges accusent notre lâcheté ; c’est un muet qui nous rappelle ... v - .<nç>s devoirs; celui qui rend la voix au mqet peut • donner la force aux foibles; l’Écosse est notre patrie comme celle de Bruce; elle est notre terre • promise à tous, c’est à nous comme à lui de venger les Outrages de notre nation. Comme' lui, nos cœurs doivent choisir entre la mort et la liberté, 1 Aux armés! aux armes!— Alors tout devient lance,

épée ou massuej des^ drapeaux sont faits à la -hâte, et cette armée nouvelle fond sur les Anglais - fatigués. 1 v *,- ' v -

, Déjà les escadrons du Sud, dispersés dans la r- •; plaine, n’écoUtant plus ni les reproches, ni les - . priçres, ni les ordres, fuyoient ou ne faisoient qu’une résistance douteuse; mais quand ils cru- ,' - rent voir des troupes, encore. fraîches, marcher

, sué eux, les plus courageux rompirent les rangs.

• ; • - ; Rendons, jpstice à lçur malheureux prince : vai-

' Dément il se jeta au milieu de la mêlée; ses me- •> ' • nacçs , ses pleurs, son désespoir, tout fut inU-

* ' tile. Enfin, Pembroke, détournant la bride .de ' -.son coyrsipr, le, força de s’éloigner; du champ de

*, bataille. Argentine le suivît jusqu’au sommet-dc

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la colline; mais là il s’arrêta — 'J’ai laissé un gage sur le champ de bataille^ dit-il; l'honneur, plus cher que la vie, m’ordonne fie retourner au combat. Hâtez-vous devons éloigner, sire, le cruel Douglas suit vos traces; je reconnois sa bannière qui s’avance. Que le Seigneur envoie à mon maître joie et prospérité; que ses armes soient ' „ -

désormais plus heureuses. Adieu, sire, adieu. — ’ , •' V

■ ' uni. - ■ v • : .

‘U retourne sur le champ de bataille', et voit le* , ■'

Anglais en fuite, prisonniers ou Sans vie.-» Main- .

• tenant, dit-il en mettant sa lance en ârrétvme- ,

voilà au terme de ma carrière; encore qn effort, .

ce dernier exploit va mettre fin à rtia race. — - Alors se levant sur ses étriers, il porte à haute voix ce défi Saint-Jacques pour Argentine!.-*- Quatre de ceux qui poursuivoient leS* fuyards , J i '• furent désarçonnés, mais le brave chevalier reçut . tlh coup de lance qui le frappa au défaut de’ là .cuirassé, et un coüp de hache brisa son cimier- : • '■ ■-

Malgré sa blessure, il court sur le vaillant lord de ' ‘ Colonsay, et enfonce dans son séiri le fer fie sa ■ ,

lance. Le montagnard se débat contre le fer tueur,- J ”, !.. trier qui le fixe à la terre; il brandit encore son’ , . épée et frappe son enpemi; le sang d’ Argentine ritisselle; il chancelle sur ses étriers, etfie farouche .

• 164 • *-'• LE* fcOBD 'riiEÏ ÎVES.

... •* • ’ .. -Va - .

Colonsav sourit au milieu des angoisses de l’agonie, en voyant sa fidèle épée venger si bien, sou trépas. t f v ''“ • •' ’ ,

* ’j Bruce s’occupoit de recueillir les fruits d’une . victoire si glorieuse. Il ordonnoit à. sa cavalerie / de poursuivre l'arrière-garde des Anglais, et K ~ ,./d’em pécher leurs corps dispersés -de se réunir,

1. lorsque le cri de guerre qu’ Argentine pronon- ’-V çoit vint frapper de loin son oreille. Aussitôt

' il s’écrie : - — Épargnez ce noble et brave» cheva-

lier. Les, escadrons ouvrent au roi Hin libre, pas- , sage. Il s'approche du blessé; hélas ! il n’élevüjt plus sou bouclier orné d’une crqix rouge son ■ • casque, son armure étoient couverts de . son sang. Quand il vit Bruce d’avancer,» il recueillit " ses 'forces pour mettre sa lance en arrêt ; vaiii effort ! son éperon ne peut exciter son coursier. Le chevalier épuisé de fatigue et de blessures T 'tombe sur l’arène; le généreux Bruce accourt, slerapresse de le relever et de délier lés cour- ' roies de son casque. - •

7- Seigneur comte , lui dit Argentine; la joiàs-r née ftst à toi. Les ordres du roi mon maître , et lé

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. f „ 'sort enuemi nous ont fait rencontrer trpp tard^ ^ gùrff Argentine mourant peut encore demander

nôé'gràcé qu’üatteud ddn anciep itère d’érntfs^

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Mue messe comme chrétien^ et un tombeau comme r

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