‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 41 sur 124 · V*-',-*' 1 „\> '-«XXIV · texte numérisé non relu

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Bruce pres$a sa main ^mourante qui voulut lui , k •rendre cette étreinte amicale , mais ellese roidit et devint froide entre les mains de Bruce. —*• Adieu» s’écria le vainqueur. O toi , la fleyr et l’Orgueil de, la éhevalerie , on vantera à jamais tdn bras valeu- / • reux , ta courtoisie, ta haute race, ta foi Sans v -

tache et la noblesse de tes traits. Que les torches

s’aHument dans l’église de Saint-Ninian; qu’on ' prépare le service funèbre d’Argentine ^ jamais > torches ne brûlèrent, jamais prières ne-fureut ; prononcées sur le cercueil d’un chevÆer plus» vaillant! V *'• -r. ’ - •

f xxxv. v . * •

Ce aie fut point pour d’Argentinè. seul , que les .. prières de la mort se firent entendre dans l’église de Saint-Ninian , et que les torches s’allumèrent 1 '

^ leur clarté lugubre éclaira aussi mainte armure v ; ’ •

brisée et sanglante, et lesdébris de maints cimiers, -dépouilles des barons, des comtes et des baron*

' nets. Les plus illustres fils de l’Angleterre eurent aussi leur part de la pompe funèbre. ^ v. "•

-Ne pleure point, patrie de la gloire, quoique depuis l’invasion de* Guillaume- le -Conquérant,

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jamais les léopards n’eusseut été mis en fuite dans un combat aussi funeste; tes annales peuvent aussi , se vanter de plus d’une bataille gagnée sur les Écossais. Ne leur envie point leur victoire : ils fcombattoient pour les droits de leur indépendance. Ces droits, si chers à tous les cœurs amis de la liberté, ne sont-ils pas plus chers encore k la terre d’Albion ?

Revenons à Bruce , curieux d’apprendre de Fitz- Loûis le miracle qui vient de s’opérer. Mille voix répètent autour de lui : ■ — Le page a recouvré la parole ! — Le page, interrompt Fitz- Louis, dites plutôt un ange descendu des célestes régions pour briser le joug dés Anglais. J’ai vu tomber sa toque oirnée déplumés, quand nous descendions Ja mon-i tagne ; son front , rempli de douceur, ses lohgs •«cheveux qui se dérouloientavec grâce, ont donné un nouvel éclat à ses yeux ; son pied léger èffleü- ,roità peine le gazon, comme s’il eût été soutenu par des ailes inaperçues. — • Que disôit-iî dans , ce moment? — Une seule parole est sortie de sa .bouche, quand il a vu le Lord des Iles retourner au combat; — Et quelle réponse ce seigneur lui «-t- il adressée? — Il est tombé à genoux; ses yeux se baissoient vers' la terre; il murmuroit à voix

basse (tes - mots sans suite, respectueux dan» sa

Diqitizc

•r nHAM 1 v** •. t< . .. * ^ 107 *. •

)djc , canrfme s’il eût parlé à l’habitant d’une sphère ■ -

supérieure. ? •

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Leroi Robert, oubliant un moment les hautes

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pensées qui. l’occupent, ne peut s’empêcher de sôuriçe. / . ' . ’ • .^/V.y //- *'

f — Quoi donc, dit-il, le page avoit utne grâce - ’ }

angélique , un front noble , des cheveux ondoyans; .

«t Ronald s’est prosterné devant lui î Dans ce cas h . • ■ C t nous aurons besoin de l’église. . *•

— Que mon chapelain soit averti avant que ces • >: étranges nouvelles se répandent plus loin; qu’il . .

•aille à Cumbuskenneth , et dispose l’autel pour V

célébrer une messe solennellè. Mon peuple re- ,v; • '

raèrciera le Ciel de son heureuse délivrance ; mais .... •• •

. qu’une autre cérémonie se prépare pour célébrer <• :

l’hymen d’un prince. No.us avons, aux joufs de ' s r nos disgrâces, interrompu la fête unptiale;* jé. veux, avant le retour de l’aurore, assister à l’hy- ~ men de la.fillq de,Lprn. ' " "

CONCLUSION

Axxez, mes vers, allez au hasard; ne blâmez '. j>as le ménestrel de n’avoir point- choisi pour ses • l . * humbles chants un protecteur dont le nom et, - \

l’amrtié partiale auraient pu vous aplanir le cbe-

pu vous aplanir le cbe-

• .rô*' V-- tE LO HD Des ILFS.' CJÏAXT Vl, '

niiii de la gloirè. Il ètoit. e . gh ! que de douloureux .

„• regrets dans ces deux mots! il étoit une amie généreuse, qui, si le soft l’eût permis, vous auroit, û mes vers, donné le droit de marcher fièrement à côfé des plus nobles productions des Muses.

O ,'f Aujourd’hui elle est devenue l’égale des anges... y ;•*>' Il lui manquoit si peu de chose pour l’être déjà *. dans son pèlerinage sur ce bas monde ! A quoi v bon rappeler cette patience qui lui faisoit cacher' .. ses douleurs pour adoucir celles des autres? A quoi bon dire comment la flamme pure de la vertu avoit encore plus d’éclat en elle ; à quoi bon ap- ■ prendre au monde que la modeste guirlande des- . li • tinée à orner son front, est suspendue sur son cercueil pour s’y flétrir loin de tous les yeux ? .

Kl IV DU LORD Ses îles. *■

“ 'Di Ti2i5dlvOon^

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