LES FIANÇAILLES DE TRIERMAIN
hier soir à leur poste» personne n’a posé le piçtl sur le seuil de la porte, ou j’aurois entendu le bruit de ses pas , eussent-ils torpbésur la te^fe aussi légèrement que les feuilles flétries quand te froid dépouille les arbres et qu’aucun vtnt ne souffle.
Le baron s’adresse à son page : “
-- Viens ici, Hçpri, lui dit-il, toi que j’ai sauvé des ruines de l’ermitage, dans ce jour où le
sombre château , les tourelles et le clocher se
changèrent en colonnes de feu , et couvrirent la montagne de Nine-Stane d’une ronge clarté, pendant que les «cris de mort qui s’échappaient du milieu des flammes dévorantes et des tourbillons de fumée glaçoient le cœur des guerriers.
— O toi, le plus Adèle de mes serviteurs! va seller le plus rapide de mes coursiers et cours à la tour de Lyulph; salue ce Æge puissant de la part du baron de Triermain.
—Il descend des anciens druides et dè ces bardes bretons dpii accordèrent leur lyre pour célébrer Arthur Pendragon et le héros qui repose à Dunmailraise. • • ‘
— Doué de la science prophétique de ses ancêtres, il peut interpréter comme eux les caractères gravés jadis sur les rochers d’Helvellyn.
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Il connoît tous les signes célestes et tous les présages; par les songes mystérieux et le cours des étoiles, il prédit uu avenir de malheur ou de félicité , la chute des royaumes et les succès de la
giyre.
f — Lyu Iph nous dira si ta terre à donné naissance . à la vierge enchanteresse que j’ai aperçue , ou si ce n’èst qn’une créature aérienne composée des couleurs variées de l’arc-en-ciel ou des dernières teintes de l’horizon occidental, telle que nous en ■ offre un rêve fantastique : car je jure par la croix sainte que si cette beauté respire l’air vital , jamais d-autre vierge qu’elle ne reposera près de moi avec le titre de femme du baron de Triermain.
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' Le page fidèle monte sur le coursier; bientôt il traverse la verte prairie d’Irthing et la plaine de Kirkoswald. Éden n’oppose qu’un vain obstacle à sa course; il dépasse la table ronde de Penrith, fameuse par des exploits de la chevalerie; il laisse derrière lui les pierres de Mayburgh rassemblées par l’art magique des druides, et il suit les détours d’Éamont jusqu’à ce qu’il trouve devant lui le lac d’Ulfq. " , r <
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