‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 46 sur 124 · N LU · texte numérisé non relu

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liquide son coursier dans Le sentier serpente entre le lac et la colline. Il reconnoît enfin lç sage en die'veirx blancs , assis sur un fragnïéôt de rocher que la foudre avoit séparé de la montagne. La mousse et des .Jichens formoient le coussin du vieillard, et le tremble flexible. ba~ •lançoit sur sa tête le dais de son feuillage. J* Heçiri mit pied à terre, aborda respectueuse - 7 ment le grave Lyulph , lui délivra le message de^ son maître et lui demauda ses conseils.

L’homme des siècles rêva long-temps* pour rassembler dans sa mémoire les trésors des temps passés ; puis , comme s’il fut sorti d’un profond sommeil, il prononça cette réponse solennelle:

— Cette vierge est une beauté de la terre, et un mortel peut l’obtenir quoique cinq cents aps et plus se soient écoulés depuis sa naissance., . •

— Mais où est le chevalier du Nord qui osera tenter une aventure aussi périlleuse que celle de la vallée de Saint-Jean? Écoute, jeune page, ce que je vais te raconter ; grave-le dans ta mémoire , et .ne t’étonne pas si mon récit te transporte au

i CHAUT PREMIER. '

milieu des ruines d'un temps déjà bien loin de

nous. Cette histoire merveilleuse a été transmise

aux sages et aux bardes depuis le siècle de Merlin.

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