PRÉFACE
esquisse de l’usurpation et se termine à l’arrivée des secours de l’Angleterre.
Il est peut-être convenable de déclarer ici que l’objet de ce poëme est moins de célébrer ou de détailler des incidens particuliers, que de donner un tableau général des différentes périodes.
Je connois trop bien le respect dû au public, surtout par un auteur déjà souvent lionoré de son indulgence, pour ne pas la lui demander encôre ici, s’il trouve que ce pocme est bien au-dessous de son sujet. Il faut qu’on sache que pendant que je me pressois d’exécuter un ouvrage composé pour une circonstance passagère et sur des événements rapides, ma tâche fut cruellement interrompue par la mort successive du lord président Blair, et du lord vicomte Melville. Dans ces personnages distingués j’avois nonseulement à regretter deux hommes importants pour l’Ecosse, mais encore deux nobles protecteurs, dont l’estime et la faveur honorèrent mon début dans le monde; et qui, je puis l'ajouter avec orgueil et douleur, avoient daigné m’accorder, dans un âge plus avancé, une amitié généreuse.
J’aurois toujours eu de la peine à rendre ces vers dignes de mon sujet; mais je puis attribuer à cette interruption plusieurs négligences.
Édivbourg, 34 juin 1811..)