‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 94 sur 124 · BR · texte numérisé non relu

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Don Rodrigue se tourne du côté d’où s’élève . cette acclamation. La scène change : là où l’Océan se confond avec les nuages, une belle flotte fend avec fierté l’onde amère. Les mâts sont ornés du symbole de saint George uni à la croix d’argent que chérit l’Écosse. Les navires s’approchent de la côte; le soleil brille sur les baïonnettes, les, . •* glaives et les lances; l’écho du rivage renvoie aux matelots leurs joyeuses clameurs. |j ^ ,<■

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C’étoit un spectacle terrible et cependant bien * » fait pour exalter le cœur. Les vagues écumoient ' ' .*^1

sous les coups de mille avirons. A peine débar- . v ■* jj qués, les bataillons serrent leurs rangs. Le rivage ’■

est orné de leurs bannières : le bronze tonne; le signal guerrier du tambour se mêle aux fanfares des clairons et aux airs perçants du fifre; l’espé- ' v rance de la patrie se réveille, la crainte est ré- v\' v duite au silence, le§ enfants de l’Océan viennént ' V/'A*.

au secours de la liberté! ; < ' * : .i

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