‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 95 sur 124 · LV-U · texte numérisé non relu

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C’est une armée dont les rangs déploient toutes

les formes de la guerre: les bataillons s’alignent,

’ • se serrent, et présentent une forêt de baïonnettes.

Iæs escadrons foulent la prairie retentissante, et

. ' ’ « ' font luire l’éclair de leurs sabres; l’artillerie traîne

' * " • ' * ses foudres; et les officiers d’ordonnance se pré- -• r * - s .

parent à partir sur leurs légers coursiers , qui ri-

• valisent de vitesse avec l’éclair.

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Trois royaumes ont envoyé ces guerriers, tous frères d’armes , mais rivaux de gloire ; l’Angle- WB£ ■ K terre réclame les exploits de ses enfants pour en

Émmt h décorer sa couronne. On les reconnoît à leur dé-

' • marche fière, à leur regard martial, à leur mé-

Ü pris de la mort quand il s’agit de la liberté, à

' •' leurs yeux bleus, à leur blonde chevelure, à la

jj^Yv*'v’* » franchise de leurs paroles et à ces pensées patrio- E? ; ; . tiques qui attachent le soldat aux lois de son pays.

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Et vous aussi , guerriers de la terre natale du ,» • , . ménestrqj ; Rodrigue voit vos toques et vos tai -

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bE DON RODRIGUE.

tans; des formes et des traits plus rudes, un maintien plus grave distinguent les fils des montagnes; mais dans les batailles jamais cœur ne fut plus brave que celui qui bat sous le plaid écossais. Quand le pibroc donne le signal, vous obéis- ; '■ sez à cette voix de la gloire... quel ennemi peut résister à votre charge impétueuse. * • . i .

Écoutez! quel rire bruyant s’élève au milieu "* *’.5

de ces bataillons qui mêlent les bons mots de la * : . . i

gaîté à la musique des batailles? Qui sont ces sol- ' ■ dais qui vont à la mort en riant? Ce sont tes fils, ô Erin; tes fils braves et francs, affectueux dans’ -j

la paix, terribles à l’heure du péril, vrais enfants ^ / r -ja de la nature, et capricieux comme elle. — Quel ’ji •ê’ü est le chef de toute l’armée ? Ile d’Erin , prépare •

tes harpes; ce héros t’appartient. • HH

txi.

Je devrois maintenant montrer Vimeira sur la '

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