‹ Œuvres Completes de Sir Walter Scott, Vie de Napoleon Buonaparte (volume 2)Chapitre 47 sur 51 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

de la vie. 1 » Son puissant génie était assurément bien capable d’embrasser toutes les diverses situations de la vie humaine, mais c’était avec la guerre et ses ravages qu’il était le plus familiarisé , et, en conséquence, tout son gouvernement prit un aspect décidément militaire.

Sous la République on s’était occupé de plusieurs projets concernant l’instruction de la jeunesse française , ce qui était alors d’autant plus nécessaire que la révolution ayant détruit tous les collèges et les établissemens destinés à l’instruction , dont la plupart dépendaient plus ou moins de l’Église, avait laissé la nation sans aucun moyen d’éducation publique.Ces projets, comme cela devait être , se ressentaient des sophismes singuliers de cette époque. Les uns 11e purent être mis à exécution faute d’encouragement, les autres faute de fonds * Toutefois, bien qu’aucun projet fixe d’éducation 11’eût été adopté, et que l’ignorance et les vices de la génération nouvelle allassent toujours en augmentant, il existait en France deux ou trois classes d’écoles consacrées à différentes étu-

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des ; car on ne saurait supposer qu’une nation si grande et si civilisée , pût , quelles que fussent les circonstances, tolérer le manque absolu de moyens pour instruire la jeunesse.

D’après ces plans d’éducation , chaque commune devait avoir une école et un magister, afin de donner aux enfans les premiers et les plus indispensables principes de l’éducation. Ce projet n’avait pu avoir une entière réussite, vu la pauvreté des communes aux frais desquelles cette dépense devait être faite. Cependant quelques unes trouvèrent les fonds nécessaires, d’autres firent supporter aux élèves qui profitaient de ces utiles établissemens la moitié des dépenses ; de cette façon les écoles primaires furent instituées dans plusieurs communes , quoique certainement ces écoles fussent dans un état précaire et languissant.

Les écoles secondaires furent celles que des personnes instruites, ou qui prétendaient l’être, établirent par spéculation , ou à l’aide de quelque contribution particulière , pour enseigner les langues anciennes et modernes , la géographie et les mathématiques.

Aussitôt que le clergé catholique eut recouvré par le Concordat une partie de son rang et de son influence , il fit voir qu’il prétendait se remettre à la tête de l’instruction publique,

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