‹ Œuvres Completes de Sir Walter Scott, Vie de Napoleon Buonaparte (volume 2)Chapitre 50 sur 51 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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placer son fils dans une des écoles secondaires où l’instruction était plus variée , il courait encore le risque de voir son fils passer dans un lycée , si les directeurs le jugeaient nécessaire pour l’encouragement des écoles qui appartenaient plus particulièrement au gouvernement.

Il paraît que Napoléon ne voyait pas toute l’erreur d’un tel système, ou plutôt qu’il en était enchanté comme tendant à favoriser ses vues despotiques. «Mon Université, dit-il jusqu’au dernier moment, était un chef-d’œuvre de combinaison, et aurait produit un effet réel sur l’esprit public. » Il ajoutait que si ses plans avaient été mal exécutés, il fallait en accuser M. de Fontanes, grand-maître de l’Université, qui se fit un mérite auprès des Bourbons d’avoir dénaturé cette conception dans quelques uns de ses plus importans détails.

On doit ajouter que Buonaparte, à une époque plus rapprochée , résolut de couronner son édifice d’éducation nationale par une espèce de chapiteau corinthien. Il projeta l’établissement d’une institution à Meudon, où l’on devait

enseigner à son fils , le roi de Rome , les arts

de l'École Normale , de l’École Polytechnique , ou même directement des lycées , prouve que l’auteur exagère ici l’influence de V éducation impériale sur la génération actuelle. ( Édit .)

Il 6 VIE DE NAPOLÉON B UON APARTE.

qui conviennent à un souverain, et où l’on eût élevé avec lui les jeunes princes de la famille impériale ou les enfans des alliés de Napoléon. C’eût été renverser le plan suivi à l’égard de Cyrus et de Henri IV, qui furent élevés avec les enfans des paysans , de peur que la pensée de leur grandeur future ne vînt trop tôt altérer les vues de la nature et leur caractère d’homme. Mais il est inutile d’examiner un système qui ne devait jamais être essayé; seulement nous pouvons présumer qu’on eût inspiré au jeune Napoléon plus de respect pour le droit de propriété des jeunes princes ses compagnons, sur leurs joujoux, que son père n’en montrait pour les couronnes et les sceptres des rois , ses alliés ou non.

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