‹ Œuvres completes de SterneChapitre 101 sur 507 · CHAPITRE CVll · texte numérisé non relu

CHAPITRE CVll

Ad libtlMM.

Tout ce qui entre dans la IxHirse n’est pas gain, dit le proverbe.

Quoique mon père eût eu le bonheur (c’en était du moins un selon lui ) de lire les livres les plus bizarres qui fussent jamais sortis de l’esprit humain ; quoiqu’il fût doué lui-mémo de penser avec plus de bizarrerie, peut-être, qu’aucun autre homme , et qu’il eût avancé rapidement dans cette carrière , cependant CCS précieux avantages n’avaient souvent été pour lui qu’une source de chagrins et de disgrâces, non moins bizarres... Et la situation fâcheuse dans laquelle nous le voyons à présent, en est peut-être l’exemple le plus fort que je puisse donner.

Il est sûr que le coup de forceps qui avait maladroitement emporté le cartilage qui devait maintenir mon nez dans la forme d’un pont à double arc.adc, était bien capabla

TIIIXTIIAM SIIARDY.

de vexer iid galant homme, qui, comme mon père, n’était plus doué , ainsi qu'il l'avouait, des précieuses facultés de pouvoir se faire revivre à son gré , dans d’autres lui-méme : mais il faut pourtant convenir, malgré cela, que cet accident, tel funeste qu'il fût, n'aurait, chrétiennement parlant, jamais pu le justiGersur scs idées, si elles n’étaient venues de plus loin.

C’est ce qu’il faut expliquer. Cela ne nous tiendra qu’une demi-heure; et, si c’est trop long-temps pour ne pas s’ennuyer, j’avertis qu’on peut passer tout d'un coup au chapitre cent dix-neuf. Tout ce que je dirai jusque-là n’estvraimentdestinéqu’aux personnes scientiGques,ou à celles qui, à force de lire et de réfléchir, veulent se ranger dans cette caste privilégiée. Les autres n’ont besoin que de s’amuser, et elles ne trouveraient pas ici leur compte.

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