‹ Œuvres completes de SterneChapitre 114 sur 507 · CHAPITRE CXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXIX

Si j’afai* It piocciii de Cireoze !

Avec tout cela, il est facile de voir que mon père, qui était imbu de la doctrine qu’il avait trouvée répandue dans tous ces contes, et dans tous les autres livres qu’il avait lus, n’avait pu supporter l’échec que je venais de recevoir, qu’en se jetant horizontalement et à corps perdu tout en travers de son lit. C’est l’attitude qui convient aux grandes douleurs, et la sienne était à son comble.

Il n?stadanscettc terrible situation |>endant près d’une heure et demie, et il était encore dans cet état cruel, lorsqu’enfin il commenta à remuer le bras gauche, ce qui soulagea mon oncle ’l'obie.

Quelques secondes après, il tira du fond de s;i poitrine un hem, hem, <|u’il articula de manière .à exciter mon oncle Tobie à lui répondresur le même ton. Le pauvre cher oncle aurait volontiers saisi ce moment pour dire quelque chose de consolant à sou frère; mais il se défia de lui-mème, et craignit de faire pis en voulant faire bien. 11 se contenta de poser sou menton sur s;i béquille, et, soit que la pression de la bécpiille, en agissant sur le menton, rendit l’ovale de la figure de mon oncle Tobie plus parfait, soit <|uc l’accès de

TRISTRAII SHANDY.

philantropie, q« 'l «'prouva en voyant son frère sorti d’un si profond acrablement, r«:pandit sur ses (rails une teinte plustoncliante et plus agréable qu'à l’ordinaire , il parut animé d’une joie si douce et si pure, que mon père, en le regardant, donna dessignes d'une parfaite tranquillité. Il reprit son air serein, et rompit le silence.

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