‹ Œuvres completes de SterneChapitre 117 sur 507 · CHAPITRE CXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXIII

Pr^panùra de moo p^re.

Mon père, à la seule idée du grenadier du régiment de Makai, était retombé sur son lit, comme si mon oncle Tobie l'eût assommé. Il y retomba dans la même attitude. Il ne se releva qu’en faisant les mêmes mouvemens. Les attitudes en elles-mêmes, madame, ne sont presque rien ; mais le passage d'une attitude à l’autre est quelque chose. C’est en sentimens ce que les dissonnances sont en musique ; elles préparent aux grands traits.

C’est pourquoi mon père ne sortit de cette seconde crise qu’en observant tout ce qu’il avait fait à la première ; et il était prêt aussi à recommencer son discours lorsqu’il se rapp<da le peu de succès qu’il avait eu... Cet essai lui lit prendre un autre biais. 11 se leva, Gl trois tours dans la chambre, puis s’arrêta tout court et debout, en face de mon oncle Tobie ; alors il se crut avoir un avantage qui ne lui serait pas aisément enlevé par un homme assis , et, posant trois doigts de sa main droite dans ki paume desa main gauche, il parla ainsi à mon oncle Tobie.

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