CHAPITRE CXLII
On IC r^ioat k p«rùr.
Yorick, que mon onele Tobic avait enfin envoyé chercher, arriva.
— Hais croyez-vous, Yorick, dit mon père, qu’il y ait du remède? Pour moi, je n’en vois pas.
— A vous parler vrai, ditYoriek, je ne suis* pas assez instruit pour décider un cas aussi difficile; mais le plus grand des maux, selon moi, est de rester dans l’incertitude. Vous êtes invité à dîner chez Didius.
— Oui , mais je hais si fort cer dîners de savans.
— Eh ! eh I j'avoue qu'ils ne sont pas toujours des meilleurs.
— Oh ! ce n’est pas pour ecla.
— J’entends : c’est pour les convives. Cependant je crois que vous no pourriez mieux faire que de profiter de l'occasion. L'assentbléc ne sera composée que de gens du premier ordre , de gens d'élite. Il ne faut que prévenir Didius du problème que vous avez à faire résoudre , et dans un clin d'eeil vous en aurez une solution nette.
— Quoi! vous croyez qu'ils décideront comme cela, sur-le-champ, si l’on |ieut changer le nom de mon fils?
— Si je le crois! ce n’est qu’une bagatelle pour des génies de cotte trempe.
— - Allons donc! Mais je veux que le frère Tubie soit de la partie. Je veux aussi que vous en soyez.
TUSTlua SUAMDT.
— J'en serai, j'y suis invité.
— Bon !
— Allons, Trim, s'écria mon oncle ïobie, arrange vile ma pcn'uque à la brigadière... Poudre-Ia, cl vcrgcUc bien mon uniforme.
aiAPITRE CXLIll.
La lacone.
Uli! pour celui-ci, néant, je l'ai supprimé. J'ai eu les plus fortes raisons pour faire ce sacrifice. Il y a des auteurs qui gardent tout, parce qu'ils croient tout bon ; moi , au contraire, j'ai déchiré ce chapitre, parce (]uc je lui ai trouvé trop de supériorité. Cela cause un vide de dix pages dans mon livre; mais j'aime mieux qfl'on y voie celte lacune que ce que j'y avais mis.
Relation du voyage d’Yorick, de mon pire, de mon oncle Toiie, d’OOadiah cl de Trim.
C'est ainsi que j'avais commencé, et c'est 'assez de le dire.