‹ Œuvres completes de SterneChapitre 200 sur 507 · CHAPITRE CCXVIll · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCXVIll

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Mon oncle Tobie prit la pipe d'ivoire des . mains du caporal; il la regarda pendant une demi-minute et la lui rendit.

Moins de deux minutes après, mon oncle Tobie reprit la pipe du caporal; il la porta

TRISTRAa SIIARDV.

jusqu’à moitié cliemin du sa bouchu ; mais bien vite il la lui rendit encore.

Le caporal redoubla l'attaque : mon oncle Tobic sourit; puis il prit un air ;;rave : il sourit encore un moment; puis il reprit l'air sérieux et le garda. — t Donne-moi la pipe d'ivoire, Trim, dit mon oncle Tobie. > Il la porta à ses lèvres, et la retira sur-lc-cliamp. Il jeta un coup d'oeil pardessus la haie d'ils. Jamais pipe ne l'avait si vivement tenté. Mon oncle Tobie se jeta dans la guérite avec sa pipe à la main.

Arrête, cher oncle Tobie! Où cours-tu avec ta pipe? N'entre pas dans la guérite. Il n’y a nulle sûreté pour toi... Mais il m’échappe; il ne m'entend plus.

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