‹ Œuvres completes de SterneChapitre 244 sur 507 · CHAPITRE CCLXUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCLXUI

Le coBaû».

Quand tout fut réparé, je descendis une fois dans la cour avec mon valet de place, dans le dessein de sortir pour aller visiter le tombeau des deux amans et le reste. Mais je fus encore arrêté à la porte, non pas jiar l’âne mais par celui qui l’avait battu, et qui, par une suite naturelle de sa victoire, s’était emparé du champ de bataille.

C’était un commis de la poste qui venait me demander six livres et quelques sous.

— tEt à propos de quoi? lui dis-je. — C’est de la paix du roi, • me dit le commis, en levant les épaules.

— « Mon bon ami, lui dis-je , • tout comme je suis moi, et que vous êtes vous....

— < Eh! qui êtes-vous? me dit-il, — Que vous importe? > lui dis-je.

Gruide dUpate.

— t Qui que ce soit, continuai-je, en m’adressant au commis, il est très-indubitable que je ne dois rien au roi de France, si ce n'est bienveillance et respect. C’est un trèsbonnète homme, et je lui souhaite toute sorte de joie et de santé.»

— t Pardonnez-moi, reprit le commis, vous lui devez six livres quatre sous, pour la prochaine poste d'ici à Saint-Fons, sur la route d’Avignon où vous allez ; laquelle étant une poste royale, vous payez double, tant pour les chevaux que pour le postillon; autrement vous en auriez été quitte pour trois livres deux sous. •

— t Mais, lui dis-je, je ne vais point par terre. — Il ne tient qu’à vous, » dit le commis.

— € Vous êtes bien boni» lui dis- je, en faisant une profonde révérence .

la; commis me rendit ma lévcrcncc aveu

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