CHAPITRE CCLXXXllL
TRISTRAM SIIAMDT.
pipp (le mon onrio Toltic : on , pour parler celui (le mislress W'ndinan, un rliômage de prt's de unr.e ans. Mais eoinnie dans les eas de ecue nature , c'est toujours le second coup ( à quelque distance qu'il soit du premier) qui (‘taLilit le combat, j'appelle ces amours la amourt île mon oncle Tobie avec la veiwc Wadman, plutôt (]uc la amour» de la vcui'C Wadman avec mon oncle Tobie.
Kt celte distinction n'est pas imaginaire ; il n'en est pas de celle-ci comme de bonnet blanc et blanc bonnet , et de toutes autres choses de ce genre , sur lesquelles on dispute tous les jours au parlement : dans ce cas-ci il y a une dilTiM'cnee dans la nature des choses, et ( souffrez que je vous le dise , messieurs) une grande dilTtirence.
ciiAPrmE ccLxxxiv.
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Au moment dont je parle , comme ainsi soit que la veuve Wadman aimait mon oncle Tobie, cl que mon oncle Tobie n'aimait pas encore la veuve Wadman , la veuve Wadmau n'avaitque deux partis à prendre ; ou d'aller en avant et de continuer à aimer mon ourle Tobie, ou de se tenir en rcjios.
I,a veuve Wadman ne voulait ni l'un ni l'autre. *
Bonté du ciel! Mais j'oublie que je suis moi-mi'me un peu du caractère de la veuve Wadman. Car toutes les fois qu'il m'arrive ( ce qui advient quelquefois vers les équinoxes) quequelque divinité champêtre m'occupe , m'intéresse , me tourmente au point que je perds pour elle le boire et le manger, tandis que la cruelle ne daigne pas s'informer si je bois ou si je mange ;
Malédiction sur elle ! je l'envoie en Tarlarie , et de la Tartarie ô la terre de Feu , et de la terre de Feu à tous les diables. Bref, il n'y a pas un recoin en enfer où je ne place ma déesse, et où je ne la loge.
Mais comme le cœur est faible , et que les marées de nos passions montent cl descendent dix fois par minute, je ramène bien vite ma divinité ; et comme je suis extrême en
tout , je la place au beau milieu de la vo'Ç lactée.
( O la plus brillante des étoiles ! répands, réptinds ton influence!.... >
Maudite soit l'étoile et son influence! par tout ce qui est hérissé et en guenilles , m'écriai-je , en ôtant mon bonnet fourré, et le regardant d'un air colère , je ne donnerais pas six sous pour en avoir douze de celte espèce !
Mais c'est pourtant un excellent bonnet . dis-je en le mettant sur ma tête et l'enfonçant jusqu'aux oreilles ; il est bien chaud , bien doux, surtout si vous touchez le poil avec la main.
Eh ! que m'importe , répliquai-je ? en suisje moins malheureux ’! Ici ma philosophie m'abandonne encore.
Non , je ne toucherai jamais à ce pêté (je change encore de métaphore), ni à la croûte, ni à la mie, ni nu dedans, ni au dehors, ni au-dessus, ni au-dessous, je le déleste , je le hais ; je le répudia : la vue seule m'en rend malade.
Il e»t toal poivre, lo«l lil , tool^picc, loDt tri ,
lOQtca drognei da diable.
Par le grand archi-cuisinicr des cuisiniers, qui ne fait , je pense, oeuvre de scs dix doigts du matin au soir , et qui passe son tem|>s à inventer pour nous les ragoûts les plus échauffans , je n'y toucherais pas pour l<^ monde entier.
— • ÜTrisiram!Trislram!> s'écrie Jenny.
— <0 Jenny ! Jenny ! • lui dis-je, et cela me conduit nu deux cent quatre-vlngt-cinquième chapitre.