CHAPITRE CeeXX
ReprcikOBS kaleinc.
Après un chapitre comme celui qu’on vient de voir, et surtout après la manière dont il finit, il faut nécessairement insérer quatre ou cinq pages de matières hétérogènes, pour maintenir une juste balance entre la sagesse et la folie. Sans cette précaution, un livre ne vivrait pas au delà de l’année. Hais une digression lourde et traînante n'est pas ce qu'il faut. Il vaudrait amant aller son grand chemin. Une digression, dans une circonstance comme celle-ci, doit être légère, enjouée, et sur un sujet qui le suit aussi. Ce n'est pas tout, il faut que lecn/i/burclionelcchii qui le monte, ne s’y montrent qu'à la dérobée.
lai difficulté est de trouver des agens convenables à la nature de ce service. L'imagination est capricieuse; l'etpnl ne veut pas être recherché; quoique h plaisanterie soit une bonne fille, elle ne vient pas toujours quand on l'appelle.
Il semblerait que la meilleure façon pour un auteur fût de dire ses prières ; mais si clics ne servent qu'a lui rappeler scs infirmités et scs défauts, tant de corps que d'esprit, il SC trouvera plus bête après que devant (quoique meilleur, religieusement parlant).
Quant a moi, il n'y a pas un moyen sous
le ciel, du genre physique on du genre moral, qui ne me soit venu à l'esprit, et dont je n'aie essayé. Quelquefois m’adressant à mon ame, et disputant avec elle sur les moyens d'étendre ses facultés.
Je ne les augmentais pas d’une ligne.
Alors, changeant de système, j'ai essayé ce que pourraient faire sur le corps la tempérance, la sobriété et la chasteté. Elles sont bonnes en elles-ffiêmcs, disais-je; elles sont bonnes dans le sens absolu et dans le sens relatif; elles sont bonnes pour la santé, bonnes pour le bonheur dans ce monde-ci et dans l’autre.
Enfin, elles sont bonnes pour tout, . . . excepté pour ce qui me manque. La, elles ne servent à rien qu’a laisser l’esprit comme elles l'ont trouvé. Quant aux vertus théologales, la foi et l'espérance pourraient peut-être donner un peu de verve ; mais pour cette vertu fade qu'on appelle charité, elle vous ûte ce que scs sœurs vous avaient donné.
Dans les occasions ordinaires, je u'ai rien trouvé qui m'ait mieux réussi que la méthode dont je vais vous faire part.
Certainement , si la logique n'est pas une science frivole, et si je ne suis pas aveuglé par mon amour-propre, certainement, dis-je, il y a quelque chose en moi qui tient dn vrai génie ; et ce qui me le persuade, c’est de voir combien je suis étranger à la jalousie et à Tenvic : ce symptôme ne saurait être équivoque. Jamais je n'ai fait une découverte que j’aie cru propreà perfectionner l'art d’écrire, que je ne me sois empressé de la publier, désirant sincèrement que tout le monde pût écrire aussi bien que moi.
C'est ce qu'on fera, quand on voudra s'y donner aussi peu de peine.