‹ Œuvres completes de SterneChapitre 291 sur 507 · CHAPITRE CCCXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCCXXIV

U frappe à U porte.

Quand mon oncle Tobie et le caporal furent arrivés au bout de l'avenue, ils s'aperçurent qu'ils tournaient le dos à la maison de la veuve ; ils Brent volte-face , et marchèrent droit à la porte de mistress Wadman.

— . Monsieur peut m'eu croire et marcher en assurance , dit le c.aporal , qui porta la main à son bonnet , en passant devant son maître pour aller frapper à la porte. > Mon oncle Tobie, démentant en ce moment sa manière invariable de traiter son Bdèle domestique , ne lui répondit rien. La vérité était qu il n avait pas encore bien rédigé toutes ses idées. Il aurait désiré une autre conférence avec Trim. Et tandis que le caporal montait les trois marches qui étaient devant la porte , mon oncle Tobie cr.aclia deux fois. A chaque fois le caporal s'arrêta par une sorte d'instinct; il resta une minute, le marteau de la porte suspendu dans sa main : il hésitait sans savoir pourquoi.

Cependant Brigitte , morfondue à force d'attendre , faisait sentinelle en dedans , le pouce et le premier doigt appuyé sur le locpiel.

Mistress W'adman , assise derrière le rideau de sa fenêtre, retenait son soufRe, et guettait leur approche. On lisait dans scs yeux le présage de sa défaite.

— . Trim ! . dit mon oncle Tobie. Mais , comme il ouvrait la bouche , la minute expira , et Trim laissa tomber le marteau.

Mon oncle Tobie . voyant qu'il ne pouvait plus reculer , se mit à siffler son lillaburello.

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