‹ Œuvres completes de SterneChapitre 292 sur 507 · CHAPITRE CCCXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCCXXV

On onrrc.

Brigitte avait , comme nous Tavons dit , le premier doigt et le pouce sur le loquet; et le caporal ne fut pas obligé de frapper aussi long-temps que votre tailleur , mylord , que vous faites peut-être souvent attendre. Mais je pouvais ne pas aller chercher ma comparaison si loin; car , je souui^é, reconnais devoir à mon tailleur au moins une guinée, et je m'étonne souvent de la patience dn maraud. Ceci au reste n'intéresse personne. Hais il faut convenir que c'est une cruelle chose que d'être endetté. Il semble que co soit une fatalité pour le trésor de quelques pauvres diables, au moins de ceux de notre famille. L'économie ne parvient point à relier leurs coffres avec ses cercles de fer.

Quant à moi , je suis sûr qu'il n'y a aucun prince, prélat, pape, ni potentat , petit ou grand , qui désire plus que moi dans son cœur de remplir fidèlement sesengageincns, ou qui prenne plus de moyens pour y parvenir. Je ne donne jamais plus d'une demiguinée ; je ne me promène point en bottes , de crainte de les user : je n'achète pas un cure-dept , et je ne dépense pas un sclielliug par an en tabatières ; et quant aux six mois que je passe à la campagne , j'y mène un si petit train , que Jean-Jacques , avec toute sn modération, ne saurait atteindre à ma parcimonie ; car je n'ai ni homme , ni garçon , ni cheval, ni v.ache, ni chien, ni chat, ni rien qui mange ou qui boive. Je ne me permets qu'une pauvre et chétive vestale , seulement pour entretenir mon feu ; et la pntt -

TRISTBAM SHARDT.

vre fille est en vérité aussi sobre que je puisse le désirer.

Mais si , d’après cela , vous me croyez philosophe, je ne donnerais pas, mes bonnes gens, une obole de votre jugement.

La vraie philosophie , messieurs Mais

ce n'est pas le moment d'en raisonner. Voilà mon oncle Tobie qui finit de silTler son lillaburello ; souffrez que j’entre avec lui chez mistress Wadman.

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