‹ Œuvres completes de SterneChapitre 296 sur 507 · CHAPITRE CCCXXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCCXXXI

Ne l’cB 6e qa'à loi icol.

Mistress Brigitte avait engagé tout le |>etit fonds d’honneur que peut avoir une soubrette, qu'elle saurait tout le détail de l’affaire avant qu'il fût huit jours; et elle se fondait sur une supposition qui était en soi trèsprobable. € Trim , avait-elle dit , ne nian-

I ipiera pas di^ me faire s:i cour , taudis que le capitaiue fera la sienne ù madame; et je le traiterai de sorte qu’il me dira tout. »

L'amitié a deux vèteniens : l'un de de.s.sus et l'autre de des-sous. Brigitte servait les intérêts de sa maitn'.s.se avec l’un , et faisait la chose qui lui plaisait le plus avec l'autre. Le diable lui-même n'aurait [>as eu plus beau jeu ((u'elle à s'assurer de ta blessure de mou oncle Tobie.

Pour mistress Wadman, elle n'avait qu'un moyen , mais il était sôr. De sorte que (sans rejeter l'oITre de Brigitte, ni mépriser scs talens), elle se détermina à jouer son jeu elle-même.

Elle n'avait pas besoin de tout son talent. Un enfant aurait trompé mon oncle Tobie au jeu. Il connaissait à peine les cartes, et lais.sait voir son jeu tant qu'on voulait. Le pauvre homme vint se livrer lui-même :« la veuve en se plaçant sur son sopha, mais ti-lleinent sans défense et sans défiance, qu’un cœur généreux aurait rougi d’en abuser.

Mais quittons la métaphore.

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