‹ Œuvres completes de SterneChapitre 345 sur 507 · LE BOUQUET · texte numérisé non relu

LE BOUQUET

Le reste ! monsieur , dit-il , quand je lui eus dit ce qui me manquait. Il n'y en avait que deux feuilles : celle-ci et une autre dont j'ai enveloppé les tiges du bouquet que j'avais, et que j'ai donné à la demoiselle que

j'ai été trouver sur le boulevard Je t'en

pne, Lafleur , retourne la voir, et demande l'autre feuille, si par hasard elle l'a conservée. Elle l'aura sans doute , dit-il ; et il part en volant.

Il ne fut que quelques inslans à revenir. Il était essoulBé , et plus triste que s'il eût

perdu la eliose la plus précieuse Juste

ciel I me dit-il , monsieur , il n'y a qu'un quart d'heure que je lui ai fait le plus tendre adieu; et la volage , en ce 'peu de temps , a donné le gage de ma tendresse à un valet de pied du comte... J'ai été le lui demander; il l'avait donné lui-même à une jeune lingere du coin ; et celle-ci en a fait présent à un joueur de violon , qui l'a emporté je ne sais où... Et la feuille de papier avec? Oui, monsieur... Nos malheurs étaient enveloppés dans la même aventure : je soupirai; et I«illeiir soupira , mais un peu plus haut.

Quelle perfidie ! s'écriait Lafleur. Cela est malheureux , disait son maître.

Cel.T ne m'aurait pas fait de peine , disait Lafleur , si elle l'avait perdu. Ni à moi , Lafleur , si je l'avais trouvé.

L'on verra par la suite si j'ai retrouve cette feuille ou point.

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