‹ Œuvres completes de SterneChapitre 406 sur 507 · I.RTTIIES · texte numérisé non relu

I.RTTIIES

imi j'' finisse encore par y

ajoiiler qiiel(|iies reiiilies.

Vener. clone ; ipie je puisse vous lire les pages à mesure cpr elles tomberont de ma plume; et soyez le Mentor de Tristram comme vous l'avez cjtfi d’ Yorick. A tout événement, je suis sûr que vous n'irez pointu Y ork sans passca- chez moi : mon triomphe sera complet sur Imhj l.epel, etc., si je puis vous arracher un mois entier au brillant centre d'attraction qui vous entraîne si naturellement. Sur ee. Dieu vous bénisse! et croyez que je suis, avec toute la sincérité possible ,

Votre très-affectionné , etc.

i.etthe XIX.

ltiMrbo|>thoi't , rrndrctii MU.

Je n'ai vu qu'un moment la charmante madame Vetey; elle n'en a pas moins essayé de me tourner la tête avicc sa belle voix et ses mille autres griices : quoique casnistc, je ne déciderai point sur quelles raisons elle |)onrrait justifier une pareille tentative; je ne le demanderai pas non plus à mon bon ami l'archevc'qnc, car c'est de sa maison, où me retient sa bonté hospitalière, que je vous adresse cette lettre.

Je regrette cependant les tours que nous faisions ensemble dans Renelagh lorsqu'il él;iit désert : c'est précisément dans cet état qu'il me plaisait le mieux, parce qu’à chaque sensation délicieuse, il nous était libre d'oublier qu'il y eût dans la salle d'autres personnes que nous.

Vous m'entendez assez, j'en suis sûr, quand je parle de ce sentiment exquis de la perfection du beau sexe ; mais je pense que c'est surtout lorsqu’une femme est assise ou marche à votre côté , et quelle est tellement maltresse de toutes vos facultés , qu'il semble qu’il n’y ait que vous deux dans l’univers, lorsque vos deux cœurs éiant parfaitement .à l’unisson, ou pour mieux dire dans une harmonie complète , rendent les mêmes

accords, poussent les fleurs de l'esprit et du sentiment sur une même tige.

Ces heures di’lieieiises «pie les cœurs tendres et vertueux savent extraire des saisons mélancoliques de la vie , forment un ample correctif aux peines et aux troubles que les plus heureux d'entre nous sont condamnés à soufl'rir. Elles versent le jour le plus brillant sur un triste paysage, et forment une espèce <fc refuge contre le vent et la tempête.

Avec une compagne chérie, la chaumière que l'humble vertu a construite à côté d'un bos«|uet de chèvro-feiiille, l'emporte infiniment sur toute la magnifii'cnce des palais des monarques. Dans cette heiirense position, la bruyère odorante a pour nous le parfum de l’Arabie; ctPliilomèle, dût-elle refuser devenir s’établir sur les branches de l’arbre solitaireqiii nous ombrage, pourvu que j’entende la voix de ma bien-aimée, elle suffit à mon extase ; le son harmonieux des sphères célestes n’y pourrait rien ajouter.

Il y a quelque chose de singulièrement satisfaisant, mon cher ami, dans l'idée de se dérober au monde; ct,quoiqu’elleait toujours été d’une grande consolation pour moi, je n'en ai jamais été plus fier que lors(|ue j’ai pu l’circctuerau milieu même de la foule. Cependant, lorsque celte foule nous presse et nous entoure, je ne connais que le pouvoir magique de l’amourqiii puisse produire celte espèce d’aôcrraf tu»; l’amitié, quelle que soit l’étendue de son empire, la pure amitié n’a pas ce privilège. Il faut un sentiment plus énergique pour plonger l’ame dans cet oubli délicieux. Hélas! il est aussi doux qu’il est de peu de durée; car, comme une sentinelle vigilante, le souci, toujours alerte et toujours envieux, nous arrache bientôt à ce délire enchanteur.

Quant à vous, mon ami, la réalité se mêle quelquefois à vos songes; et moi, tout en jouissant de votre bonheur, j’exerce mon imagination à m’en créer le simulacre. Je m’assieds donc sur le gazon; je m’y place en idée à côté d’une femme charmante, aussi aimable, s’il est possible, que madame V...; je cueille des fleurs et j’en forme un bouquet que j’arrange sur son sein ; je lui raconte ensuite quelque histoire lemlre et iutéressaute ;

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