I.F.TTUF.S
Tiilcnrc : elle ninilhe même l'Iialrinc deivenH , fiour l'iujnrnu priée île ta toison. I
Ces rôlloxions nronl fait ponlrc de vue ! mnii objet; car ce n’est que i>our me plain- j (li e que j’ai rapproché la chaise de la table j et mis la plume dans l’enerier : c’était mon ' unique dessein , parée que j’ai envoyé plusieurs fois à poste restante sttns qu on ait pu me rapporter une lettre de vous. Quoique je sois dans la plus grande impatience de continuer mon voyage vers les Alpes , et qu il ' me soit impossible de tranquilliser mon esprit jusqu’à ce que j’aie reçu de vos nouvelles, cependant, par un effet de mon caraetère sympathique , le contentement et la , bonne humeur des gens qui m’environnent a tellcinent pris sur moi , que je reste ici , j dans mon habit noir , avec mes pantoufles j jaunes , aussi tranquille que si j’y étais à demeure , et que je n’eusse plus de chemin à faire. Dieu sait pourtant le joli tour qui me : reste à décrire avant que je puisse vous em- j brasser. I
Vous savez que je ne suis pas dans l’usage | d’effacer quelque chose; sans quoi je raturerais les douze dernières lignes que je viens | d’écrire; c.ar, au moment où je les terminais, votre lettre et deux autres viennent de m’arriver et de me satisfaire sur tous les points, i R(-ellement si je pensais que vous vinssiez j me surprendre, je traînerais encore. A tout événement nous nous rencontrerons à /{orne, I à Home, et demain matin je prends des ailes ; pour y accélérer mon arrivée. j
Je désire sincèrement que ma lettre puisse [ vous dépasser , c’est-à-dire que vous soyez j en chemin avant quelle soit arrivée en An- i gleterre. Dans tous les cas, mon cher garçon, ' nous nous veraonsà Home. Jusqu’alors por- j tez-vous bien : là, et partout ailleurs, je se- | rat toujours
Votre très-fidèle et très-alTectionné , etc.
LETTRK XXIX.
Roe de Bood.
Je crains bien d’avoir fini, pour le reste de mes jours, de plaisanter, de rire et d’amuser les autres , soit hommes, femmes ou enfans, et de devenir grave et solennel, dispensant la stupide sagesse comme on a prétendu jus- (|u’ici que je départais la folie à mes paroissiens et à mes paroissiennes.
A vous dire le vrai, je commençai cette lettre hier matin, et je fus interrompu par une demi-douzaine d’oisifs qui vinrent me chercher pour m’associer à leur paresse et pour rire avec eux. L’un d’eux me força de dîner chez lui avec sa sœur, qui me parut un être du premier ordre , et qui fait quelque chose d’absolument semblable à la résolution avec laquelle j’ai commencé cette lettre, indigne de la plume qui l’écrit.
En bonne foi, cette femme est charmante au delà de toute expression ; c’éuiit elle qui avait préparé le tlié : elle m’en présenta une tasse plus délicieuse que le nectar.
l’our le dire en passant, elle désire extraordinairement de faire votre connaissance ; ce n’est pas, vous pouvez m’en croire , d'après le compte que je lui ai rendu de vous , mais d’après les élogesque lui en ont faits des personnes quelle dit être de la première classe. Vous pouvez être bien sûr cependant que je ne les ai pas désavoués, et que mon témoignage ne vous a pas été contraire. Lors donc que vous le désirerez , je vous présenterai pour que vous ayez l’honueur de lui baiser la main , et d’augmenter la liste des fidèles qui vont en adoration dans le temple d'un si rare mérite.
Je pense réellement que s’il y a sur la terre une femme propre à faire votre bonheur et à vous inspirer de l’amour, par dessus le marché, ce qui, je crois, serait l’unique moyen de vous rendre heureux, je pense, dis-je, que cette tâche est réservée à ce caractère cnehantcur. En effet , si vous commandiez à mon faible pinceau de vous dé-