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Dans l(; ilmiior arle «le la vie, voyei-le, vieillard iremblolant , enfiTnxl , séparé du monde entier, tombant insensiblement dans le mépris, employant des jours sans plaisirs et des nuits sans sommeil à la poursuite d'un objet dont son cœnr rétréci ne jouira jamais. Keoutons-lc murmurer, en pâlissant sur son trésor, do ce que scs yeux ne seront jamais ras.sasiés, ou dire en soupirant: Hélas! pour ipii travaillé-je? pour qui me privc-jc du repos?
Je viens d’esquisser la peinture des maux de la vie humaine , et de la manière dont le Imnlieiir échappe a nos embrassemens. A Dieu ne plaise cependant que je nie la réalité «les plaisirs , moi qui n’ai pas nié celle «les peines. Mon dessein est seulement de faire connaître la différence qu'il y a entre les plaisirs et le bonbenr. La félicité ne p«nit pas exister sans plaisirs, mais la proposition inverse n'est pas véritable, et nous sommes créésde telle façon, que, voyant passer devant nos yeux cette multiplicité d’objetsqui les fascinent, nous en saisissons quelques-uns, et nous manquons tous les autres, sans jamais jouir de la plénitude du bonheur, et de cette température «‘gale qui le constitue.
Il ne SC trouve que dans la religion, la ronscienre et la vertu , et l’espoir d’une autre vie. Cet espoir enrichit tous nos projets
sans nous faire craindre aucune disgrâce : il est fondé sur un rocher dont la base est aussi profonde que celle du ciel et de l’enfer.
Quelques-uns parmi nous, dans le pèlerinage de la vie , ont été assez heureux pour trouver sur leur chemin une lontaine. limpide qui a étanché, pour un moment, la soif ardente du bonheur; mais notre Sauveur, qui connaissait si bien le monde , quoiqu’il n’en jouit pas, nous apprend que quiconque boira de celle eau sera encore atléré : l’expérience nous atteste cette vérité , la raison nous la confirme à jamais , et Salomon devient encore l’exemple des hommes.
Jamais alchimiste pâle et desséché ne chercha avec plus de travaux et d’ardeur la pierre qui devait l’enrichir, que ce grand homme le bonheur. Il était un des plus savans observateurs de la nature , il avait en lui tous les pouvoirs et toutes les instructions, et cependant après mille spéculations vaines, nous l’entendons affirmer qu’il n’avait pu extraire le bonheur du creuset de ses expériences, et que tout s’était échappé en fumée ou en vanité.
Que celui qui veut le trouver, ne le cherche désormais que dans la crainte de Dieu, et l’observation de ses commandemens. Ainsi soit-il I