‹ Œuvres completes de SterneChapitre 441 sur 507 · SERMON X · texte numérisé non relu

SERMON X

• Car nom tommei pcrtuadét d’avoir une c bonne contcience. > Saint Paul aux Hébreux, chap. 13, V. 18.

Nous sommes persuadés... nous sommes convaiocus d’avoir une bonne conscience!.. Assurément, me direz-vous, s'il y a quelque chose dans la vie sur quoi un homme doive compter, et qu’il puisse connaître d’une manière bien évidente, c’est de savoir si sa conscience est bonne ou non.

Pour peu qu’il réfléchisse, il doitse rendre li-dessusie compte le plus exact. Conseiller privé de ses pensées et de ses désirs, il doit se rappeler sa conduite passée, et connaître à fond les sources cachées et les vrais motifs qui ont déterminé scs actions.

Dans toute autre matière on peut se laisser décevoir par de fausses apparences. L’homme sage fait ainsi ses plaintes : A peine pouvontnout faire quelquet conjecluret sur les choses d’ici-bas, nom travaillons à trouver celtes qui sont devant nom ; mais ici, notre esprit a l’é-

* Ca Sermon est déjà imprimé dans le Trittram Sbmàyy ouvrage moral , plus lu que compris; il a semblé meilleur k quelques-uns , entouré de fuUes ; mais d'autres l'aiment mieux tel qu'il a été préché , aans les coupures et les fréquentes interruptions de l'oncle Tobie et de l’accoucheur Slop.

Ce Sermon risque d’étre lu par de graves personnages en Wb-e/é Je eomeesence. Tout ce que l’auteur desire, c’est que ceci ne soit pas un des abus qu'il va Mnsurer.

vidence de tout en lui-mème; il touche, il manie la toile qu’il a ourdie; il en connaît la contexture, la force, et la part exacte que chaque passion a eue en l’ouvrant devant les dessins divers que le vice et la vertu out mis devant lui.

Si la conscience n’est donc autre chose que la connaissance intime de l’ame, et le jugement, soit d’approbation soit de censure qu’elle porte inévitablement sur les actions successives de la vie, vous allez me dire, je le vois, qu’aussitôt que ce témoignage s’élève contre un homme, et qu’il s’accuse lui-mème, il faut qu’il soit coupable, et qu’il est innocent au contraire quand ce rapporteur favorable ne le condamne pas. Ce n’est alors qu’un sujet de conGancc, comme dit l’apdtre ; il est certain et de fait que la conscience est bonne, et que l’homme par conséquent est bon.

Tel est au premier coup d’œil l’état de la question , et je ne doute pas que la connaissance du bien et du mal ne suit profondément gravée dans le cœur de l’homme. S’il était même possible que, par l’habitude du péché, sa conscience ne devint pas insensiblement calleuse, comme certaines partiès de son corps qu’un frottement habituel et continu endurcit, et qu’elle ne perdit pas ce sens exquis et cette perception délicate dont Dieu et la nature l’ont douée, si l’amourpropre ne faisait jamais chanceler notre jugement, et que de petits intérêts, enveloppant de ténèbres les facultés supérieures de , notre esprit, n’en détruisissent jamais les opérations, si la faveur n’entrait jamais dans

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