CHAPITRE XLVL
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É|>Urr dr MÎnt Puni ayt Hvbrrus, «kap. i3, «m. il.
Car ruU firrttmJé ^afoir Kn« bonna
t Je suis persuadé!.... je suis persuadé 1 d’avoir une bonne conscience!... S’il y a,
■ en effet, quelque chose dans celte vie sur • laquelle un homme doive compter; s’il va t quelque chose à la connaissance de laquelle
■ il doive parvenir sur une évidence incont testable , c’est de savoir si sa conscience f est bonne ou non. Il ne lui faut qu’un peu de t réfiexion pour connaître le véritable état de I ce registre. Ses pensées, scs désirs doivent < se retracer facilement à sa mémoire; il « doit se souvenir aisément de tout ce qu’il t a fait : les vrais motifs de toutes les actions « de sa vie ne peuvenléchapper à la moindre « de ses recherches.
TRISTEAM SUANnV.
ST
c On peut SC laisser tromper par les appa-
< rences sur d'autres sujets. A peioe , selon
< la plainte du sage, pouvons-nous deviner
< les choses qui sont sur la terre, et celles
< qui frappent le plus nos yeux. Mais ici , ■ quelle différence ! L’esprit a tous les bits,
• toute l'évidence en lui-méme. La toile qu'il c a ourdie est sous sa perception ; il en conf naît la texture, la Gnesse ; il sait pour comt bien chaque passion est entrée dans ce
• tissu , en opérant sur les plans divers que
• le vice ou la vertu lui a présentés. >
Le style en est bon, dit mon père, et Trim lit à merveille.
c Mais si la conscience n'est autre chose € que cette faculté qu’a l’esprit de pouvoir ap-
• plaudir ou blimer, et de porter ensuite son
< approbation ou sa censure sur les actions I successives de notre vie. .. Je conçois ce que
• vous allez m'opposer; vous allez dire qu’il c est évident, par les termes mêmes de la
< proposition, que si ce témoignage intérieur 1 est contraire à l'homme, qui ne doit pas na-
• turellement s’accuser lui-méme, il s’ensuit c nécessairement que l’homme est coupable,
• on, au contraire, que si ce rapport intérieur
< lui est favorable, et que sou cœur ne le conf damne point , ce n’est plus alors une ma-
< lière de conGance, comme l’aphtre semble
< l’insinuer; mais que c’est une matière de I certitude et de fait, que la conscience est
< bonne, et que l’homme, par conséquent,
< doit être également bon. >
— Eli bien! Je le disais. Nous y voilà, dit le docteur Slop; le prédicateur a raison, c’est l’apêtre qui a tort.
— Un moment de patience , reprit mon père, et vous verrez bientôt que. saint Paul et le prédicateur sont d'accord.
— A peu près comme le loup et l’agneau, répliqua le docteur Slop. Hais je m’y attendais : voilà ce que produit la licence de la presse !
— An pis-aGer , dit à son tour mon oncle Tobie, c’est la licence de la chaire. Le sermon est manuscrit, et ne parait pas avoir jamais été imprimé.