‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 105 sur 153 · Le développement · texte numérisé non relu

Le développement

et celui de rTTl "^^ diffèrent que par les termes en

gn + l» gn-1-2»

On en conclut que le développement de

ne diffère de Pn{z) que par des termes en

n' étant le degré de Q„ (s). Par conséquent , dans le produit

les termes en

manquent. Cette condition détermine Qn(a), à un facteur constant près. Supposons d'abord n pair et posons

Q2n(~2) = ao + ai2 + «2^^+ ■ -l-OnS";

en écrivant que les termes en

z ' '"' z" manquent dans le produit de Q,2n{ — z) par

il vient

(1) . . . aoCk-haT^Ck + i + ..--{-a„Ck+n = 0 (A = 0, 1, 2, ... w — 1), et, si l'on remarque que Q2n(0) = 1 , on obtient

Cn — 1 Cn Cn-f-1

Cn

Cn + 1

Cn Cn + 1

Pn

Cn + 1

Pour exprimer plus simplement les formules (1), nous introduirons un symbole S /"(m) dont voici la définition: /"(m) étant un polynôme, S/" (m) sera le résultat obtenu en remplaçant dans f{u) les diverses puissances de M, «0, u^, u^, . . . par Cq, Cj, Cg, . . . respectivement. On aura donc

(3) SU*Q2n(-M){=0 (A = 0, l,2,...,n— 1).

Dans le cas de n impair, soit

il viendra

(4) S|MAQ2n + i(-M)l=0 (A = 0, l,2,...,n-l).

Le terme constant dans le produit de Q2n + i {— s) par

2 ''' s3 -r ^3 -t- • • • est égal au terme constant de —F^n + ii — 2), c'est-à-dire^ — 1, donc

Cette relation détermine le facteur constant que les formules (4) laissaient indéterminé et

Co

. Cn + I

Cg .

Cn + 1 .

Co

Cn Cji-|-î

Cn

Cn + 1

Les coefficients des plus hautes puissances de z dansQ2n(«), Q,2n+iiz) sont connus d'après les formules du n" 2.

La comparaison avec (2) et (6) donne dès lors

aia2. . .a2n =An:Bn,

Oj 02 . . . ff2n + l =^ Bn : An-f-i;

si nous introduisons les notations

Co C^ ... Cti—l

Cn — 1 Cn

on en conclut

. Cn

Cg ..

{Ao-.= Bo=l),

Cn

Cn + 1 .

B„B„i' "''T-i A„A„+i Ce sont les formules qui expriment les ai par les c,-.

Le coefficient de z dans Q2n+i (?) étant «i + «s + • • • + «2n+i (voir n" 2), il vient, d'après la formule (6),

en posant

ai + «3 + - • + a2n+l =

. Cn + l

Cn + 1

Cn + 2 ••

Co=l.

]2. Les expressions des numérateurs Yin{z), P2n+i(2) sont un peu plus compliquées, mais s'obtiennent encore aisément par cette remarque que la partie entière de

s exprime par

m- nu)

Il suffit de vérifier cela dans le cas f{z) = z''. On aura ainsi

Des formules (2) et (6) on déduit alors facilement les expressions suivantes. Posons

Rq = Cq ,

Kl = Co « + Cl ,

Rit= Coa* + Cl 2r*-i + . . . + ca,

on aura

Ro

Ri .

. . Rn-l

Co

■ Cn + 1

Ro Rj

fa

Cn Cn + 1

Rn

Cn + 1 Cn+2

CZn

'• An

Pour 0=:O, on conclut de la formule (9)

0 co .

Cq Cj .

Cn-1

Cn-1 Cn ... C2n-1

A l'égard du symbole S, nous ferons cette remarque à peu près évidente que, V«(u) étant un polynôme du degré n, la valeur de

S|Vn(M)|

est égale au coefficient de — dans le développement de

en supposant m ^ n + 1 , ce que nous écrivons

Pm(M)

S|V„(«l = Rés.|V„(-«)Q^;

D'après cela , on a , par exemple ,

StQl„(-u)| = Rés.lQL(«)|^;-^J

— Rp« t O (u\ ^ + P2n(M)Q2« + l (W) I

= Rés.

Nous rassemblons ici quelques formules de ce genre

S|Ql«(-«)l =

S1mQL(-m)| =~-^(—- + ^- ),

( -v^nx /) a2n + l\a2na2n-)-i a2n + ia2n + 2/

s!-^-Qi„+i(-w)i=-^-.. ;

SJ:j^Qi„+i{— M)j =ai + fl3+...+a2„+i, Voici enfin une dernière remarque : supposons

Q2n(2) -^Y^a + aJi

on aura

SiV„(tt)î=:2^MiV„(a;.),

d'où l'on voit que , si le polynôme Vn (m) ne devient pas négatif pour «>0, la valeur du symbole

SlV„(u)l

est toujours positive.

RECHERCHES SUR LES FRACTIONS CONTINUES. i'àl

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