‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 18 sur 153 · II. La forme · texte numérisé non relu

II. La forme

JL'LaikXiXk

se décompose directement dans la somme de deux ou de plusieurs formes quadratiques.

Alors les variables

se décomposent en plusieurs groupes. Soit

le groupe dans lequel se trouve x^.

Le système (!') se décompose en deux systèmes relatifs aux deux groupes de variables

X2, X^, • . . , Xn,

Xn-\-\i • • • 1 ^m

et on voit qu'on aura:

X2<0, x<i<0, ..., Xn<0,

a;„4-i = x„ + 2 = . . .^Xm = 0.

La relation

permet donc de conclure:

Réciproquement, si les conditions (b) sont vérifiées et qu'en outre on a identiquement :

mm n n mm

■ E ^UikXiXk^'^ ^aikXiXk-{- ^ 1. OikXiXk

alors le système des valeurs de 0:2, ajg, . . . , rCm tirées des équations (1'), joint à la valeur a;i = 0, satisfait au système (1) et l'on a par conséquent Dii = Di2- Pour le montrer il suffit évidemment de vérifier la première des équations (1), ou bien l'équation obtenue en prenant la somme des équations (1). Or cette dernière

*1 '''i 1 ^2 *^2 ~r • • • "T ^»» '^ni ^ 0

se trouve vérifiée évidemment.

Nous avons supposé ici n < w, pour w = w on rentre dans le premier cas; et l'on a le résultat suivant.

Les conditions nécessaires et suffisantes pour que

consistent dans ce que , pour une valeur spéciale de n

2 ^ n ^ m on ait

et

I «2, n 4- 1 ^ 0^2, n + 2 = • • • = «2, m = 0 , ps,n + l = (l3,n + 2 = • • •=Cl3,m = 0,

\On,n + l = «n,n + 2 ^ . . . = an,m=0.

Dans le cas w = m les conditions (II) disparaissent.

H. Supposons les conditions (I) et (II) remplies, il n'est pas permis de conclure que les valeurs de x.,, . . . , Xn sont négatives, car la forme

2 I,aikXiXk

pourrait encore être décomposable. Mais si cela eut lieu , il est clair que les conditions (I) et (II) seraient encore satisfaites pour une valeur plus petite du nombre n.

Si donc nous supposons que n soit le plus petit nombre pour lequel les conditions (I) et (II) sont satisfaites , on aura

X2<0, OCs<0, ..., Xn<0,

X„+l = X„+2 = .. .=Xm^=0

et à cause de

J) Xi = 'Dii — D21

nous pouvons donc ajouter :

la condition Dii = Di2 entraîne nécessairement les relations

Dii<D2i pour î := 2 , 3 , . . . , n,

pour i > n.

Note.

Après avoir terminé la rédaction de cet article , je viens de prendre connaissance d'une note Sur les racines de certaines équations par M. A. Markoff, (Mathematische Annalen , T. 27 , p. 177). L'auteur y déduit d'abord la limitation des racines de l'équation Xn = 0 déjà obtenue par M. Bruns, et ensuite il obtient aussi et pour la première fois , la limitation plus étroite (B).

La démonstration que j'ai donnée est différente de celle de M. Markoff, mais une seconde démonstration à laquelle j'ai fait allusion seulement dans le n". 5, ne diffère pas au fond de celle de cet auteur.

Page 1