‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 89 sur 153 · IA · texte numérisé non relu

IA

nous ferons voir que Em = fm = dm : dm-i- Nous pouvons supposer que dm n'est pas nul, car on aurait, dans le cas contraire, Em = «m=0, et l'on peut écrire (voir n** 9)

|iA|| = ||B||X||C||.

Il B II étant une matrice du type m X »», || C || une matrice du même type que II A II dont le plus grand diviseur est l'unité. On reconnaît aisément que les matrices || A|| et i| B || ont les mêmes invariants, car la forme bilinéaire de. x^fX^, •■• , Xn,yi,y2i ■•• >ym, dont la matrice est || B || complétée par n — m colonnes de zéros , est équivalente à la forme bilinéaire dont la matrice est || A ||. Nous savons de plus qu'on peut écrire

iwllX

• em

où |tt| = |t;| = ±l, donc

. Pm

XllDII,

Il D li = Il t> Il X !i C II étant une matrice du type m X n dont le plus grand diviseur est l'unité.

Si l'on considère les divers déterminants du degré m — 1 de |i A || qui renferment m — 1 colonnes données de cette matrice , on constate que le p. g. c. d. de ces déterminants ne change pas si l'on multiple la matrice par II m|!~^ On en conclut que le nombre Em est le même pour les deux matrices

IIAJI et ||m|1-ix!|A||;

il suffira donc de prouver l'égalité Em = «m dans le cas de la matrice

XllDI

obtenue en multipliant par e^, 62, . . ., em les m lignes de || D ||.

Soient ||0i!i, H^gii»--- 'es diverses matrices du type m X m contenues dans llDli; ©j, 02> • •• leurs déterminants; iPi le p. g. c. d. des mineurs de ||0i|| qui ne renferment pas la dernière ligne; en sorte

que -^ est entier. Enfin , désignons par coi le quotient obtenu en divisant le déterminant de

Cl 0

0 Co

xWSii

par le p. g. c. d. de ses mineurs ; il s'ensuivra

Em =(">!, ««2) <^3> • • •)•

Mais il est clair que le p. g. c, d. des mineurs de (1) est divisible par €162.. .em-i^dm-i, et, d'autre part, ce p. g. c. d. est un diviseur de dm-i X ^i (car dm-iX ^i est le p, g. c. d. des mineurs qui ne ren-

ferment pas la dernière ligne). Donc, w, divise «m ©• et est divisible par ,„ ^= — Un a donc nécessairement

et, d'autre part, em est le p. g. c. d. des nombres em&i=^oiipi

Le nombre E^ = (coi , («2 , . . .) doit donc être un multiple de N X Cm et un diviseur de 6^, ce qui exige

N=l, Em = e^. C.Q.F.D.

A l'aide de ce cas particulier, il est facile d'arriver au théorème général.

Si , dans une matrice quelconque du type m Xn, on se propose de calculer le nombre Et, on peut commencer par choisir k colonnes verticales, puis diviser chacun des déterminants du degré k de cette matrice partielle du type m X k{m^k) par le p. g. c d. de ses propres mineurs. Soit ^, le p. g. c. d. des quotients ainsi obtenus; alors, d'après ce que nous venons de voir, A, est le A'^™" invariant de la matrice partielle. Par conséquent, A, ne changera pas en effectuant sur yi,y<i,...,ym une substitution de déterminant ± 1- Mais E* est évidemment le p. g. c d. des divers nombres A^, Ag, ... correspondant aux divers groupes de k colonnes; donc E* ne change pas par cette substitution de y^, y^, . . . , y m- Par le même raisonnement , on voit que E^ ne change pas en

effectuant sur les x^fX^ Xn une substitution de déterminant ± 1. E*

est donc le même pour toutes les formes équivalentes à F et, en considérant la forme réduite ou une forme normale, on constate que Eft = «fc.

30. La nouvelle expression des invariants conduit à plusieurs conséquences importantes. Soient

les invariants d'une matrice ||a,-,ft|| ou || Aii. Supprimons dans H A|| une

colonne ou une ligne, désignons par 1| A' !| la matrice ainsi obtenue, et par

ei, e'2, ..., e'q

ses invariants. Il est clair que g^p et ensuite f'k est divisible par e*.

Si, au lieu de supprimer une colonne, on avait multiplié les éléments de cette colonne par un nombre entier N, les invariants de la nouvelle matrie |i A" || seraient

ei', 62, ..., C

et e'k est divisible par e^. Soient en effet Pk le p. g. c. d. des déterminants du degré k de !i A|| qui ne renferment pas la colonne que l'on change, Q* le p. g. c. d. des déterminants qui renferment cette colonne, on aura

d* = (Pfc,Q*), f/fc = Pfc, dA = (Pfc,NQft),

dfc-i = (Pfc-i,Q/t-i), d'k-x = Fk-u d'i i = (Pft i,NQft i): donc

d'^ (P;t,NQ^)(PA,NQ^,NPfe)(P^,Ndfc)/PA

dk dk dk dk

de même

^tA-'

Puisque

d'k—i /Pfc — 1 ^\

dft i~Uft-i' /

P* . Pfe-i g/ . g dk ' dk-i

est entier, il en est de même de

= e% : ek. 0. Q. F, D.

dk dk-i

Il est facile maintenant d'établir les conditions nécessaires et suffisantes pour qu'une forme bilinéaire

G=^^bi,kx'kyi soit contenue dans une forme

F='^'^ai,kXkyx.

En effet , soient

yi = ^fi,kyk

les deux substitutions qui transforment F en G. On reconnaît d'abord que le rang de G ne peut pas surpasser le rang de F, car un déterminant quelconque de la matrice || bi,k II est une fonction linéaire et homogène des déterminants de || ai,k \\. Chacune des substitutions qui transforment F en G peut être remplacée par une suite de trois substitutions comme au n" 28. Les substitutions de déterminants ± 1 ne changent pas les invariants , mais une substitution telle que

a évidemment pour effet de multiplier les invariants par certains nombres entiers. Les invariants de G sont donc divisibles par les invariants correspondants de F. On reconnaît facilement que cette condition , qui est nécessaire , est aussi suffisante.

Théorème XL — Pour qu'une forme bilinéaire G soit contenue dans la forme F, il faut et il suffit que le rang de G ne surpasse pas le rang de F, et que les invariants de G soient divisibles par les invariants correspondants de F.

Ce résultat comprend aussi le cas de l'équivalence.

31. Considérons maintenant les systèmes de congruences linéaires

, , \ai,ia;i + «.,2X2-1- ... + fl,,„a;„ = M< (modM)

Désignons par

a,i Oi-i

les invariants de la matrice du système et ceux de la matrice complétée. Nous supposons que dn ne soit pas nul.

Posons

c, = (M,eO. yi = (M,ei),

C=CiC2...c„, r =j'iy2- ••?'".

alors on peut énoncer

Théorème XII. — Pour que le système (1) admette des solutions, il faut et il suffit qu'on ait

Si cette condition est satisfaite, le nombre des solutions est exactement = C.

En effet, d'après le théorème VIII, le système (I) admettra des solutions seulement dans le cas où les plus grands diviseurs des deux matrices

.. 0 ai,i

. . ai,n

• . an,n

0 ai,i ..

. ai,„ Ml

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