ET POUR MBS AMIS
Dans ce tableau si simple et si grand, la dignité de l'expression et la convenance des faits sembleat
' Voyra Mémoires de Beauehamp, Journal des savanU, décembre 1790.
» Strab. Ub. XVI.
3 Elle ne dit rien de la frootière d'ouest, la HèdiumMi. et ce silence est contre KtesiA en ftivear d'Hérodote. Séaûn^ mis n'eût pas omis un pays anssi reraaiqaaMe qœ la Syrie, .«â patrie : elle a dû , par amour-propre, omettre une frooliere aussi bornée que celle de l'Euphrate.
SUR L'HISTOIRE ANCIENNE
eiles-méfues garantir la vérité du monument. Nous ne saurions donc admettre l*opinion de quelques écrivains qiri veulent regarder Sémiramis comme un personnage mythologique de Hnde ou de la Syrie '. 11 est possible que le mot semirami reçoiye une étymologie zende ou sanscrite; mais outre le cas fortuit des analogies de ce genre, ce mot , qui nous est transmis par les Perses, peut avoir été substitué par eux au. nom syrien de réponse de Ninus, comme le nom de Zohàk fut substitué au nom de Haret, comme celui fïEsiher le fut au mot Hadossa^ signifiant myrU en hébreu. L'article suivant va confirmer cet aper^ par des rapprochements singuliers auxquels donne lieu un récit que nous a conservé Photius dans sa Bibliothèque grecque *.
> Miatie Retearcheâ, tome lY, Dittert. de Wilford sur Sémiramis.
> Notre époque de Sémiramis trouve un appui singulier dans on passage de Porphyre , que cite EosëtN) , Prap, evaug. lib. I, pag. 30. Selon Porpliyre, « l'iiistorieo pliénicien San- « ekoniaion avait fleuri avant la guerre de Troie, dans un « sièGle rapprodié de Moïse , ainsi que Von pouvait s^en. o»m- « vaincre par Us Annales des rois phéniciens ; et U avait été « oontemporain de Sémiramis, que Ton place très-peu de « temps avant la guerre (ou prise) de Trokis, ou même parai- ■ lèiement. »
Sur ce texte nous remarquons que la plupart des écrivains grecs idaœnt cette prise Pan IlSi avant notre ère : dans nos cakails, le règne de Sémiramis a eu lieu depuis i iw Jusqu*eo 118U : on voit que le synchronisme est complet, et U estd*atttant plus concluant, que Porphyre nous le donne comme le lésultatdes trois clironologleB assyrienne, ptiénlclenne et greoque, comparées entre elles. Les inlerpolaUons de ILtcsias se trouvent ici Jugées et rejetées.
Ce ménw fragment de Porphyre donne Heu à une antre combinaison singulière : cet écrivain dit « que Sancboniaton , « pour mieux s*assurer de la vérité des faits» consulta de très* « anciens monuments ammonites, et un certain leromhal « Juif, piètK du dieu leon. »
En parcourant les livres Juifs , nous trouvons Tun des Juges spécialement désigné par le surnom de lerobaal {ennemi de Baai)' ee JU9B est Qedeon, qot, à litre de prophète envoyé ds mîstt, mérite aussi le nom àopritrs : Gedeoa n,ous serait donc indiqué ici comme ayant gouverné Jusque vers Tan 1 190 et an-dessus : sa Un aurait précédé de 5U à 6o ans Tavénement de Hell en liai. La liste informe que nous avons critiquée à rartlde des Juges (voyez ci-devant , pag. 318 et suiv.) en présente beaucoup plus, comme on le voit ici.
Gcdeon-IeMi>aal meurt vers 1190.
Abimeleck lègue a ans.
Tbola.
ialr gouverne sa
Total 2S ans.
Servitude soos les Ammonites et les Philistins, 18 ans.
lepbté 6 ans.
Abesan 7
AhlakHi 10
Abdon 8
Total 31
Servitude sous les Philistins 40 ans.
Samson 20
Reli Juge en l'an iisi.
écartons le fiibuleux Samson ; admettons , avec plusieurs chionologistes, que Tes 40 ans de servitude sous les PhilisUns ont été parallèles aux 40 ans de Heli : déjà nous n'aurons que 28 à 30 ans depuU ce graod prêtre , en 1 131 , Jusqu'à Jephté ,