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subsistent encore. Les Tyriens, quoique réduits aux abois, lui résistèrent; moins heureux cette fois, ils furent emportés d'assaut par le roi de Babylone, qui les traita oonune les Juifs , et qui emmena pour otages leurs faunilles les plus distinguées. Ce fut de ces familles que vinrent les rois Mertml et Irom , demandés par les restes du peuple échappés au sabre et à la captivité, et qui s'étaient établis dans une petite île triangulaire , distante de leur ville minée d'environ 16 à 1700 toises. Cest là qu'Alexandre trouva leur postérité, dans ce qu'on appela la fumvelie jyr. Les Grecs nous apprennent que là existait un temple d'Hercule , dont la fondation remon- Uit à 3,300 ans avant le voyage d'Hérodote > , c'est-à-dire environ 2,760 ans avant notre ère. Il faut croire que ce local , formé d'une roche plate , privé d'eau douce et exposé aux pirates , n'eut point d'autre habitation que ce temple et quelques dépendances, jusqu'à ce qu'une colonie, contrainte par la néocÂsité et pourvue de moyens suffisants, pût y construire des citernes, y élever des murs, y bâtir des maisons et tous les ouvrages qui caractérisent une cité. Or cette colonie parait avoir été la portion d'habitants échappés à la mine de l'ancienue Tyr continentale : c'est donc celle-ci dont Josèphe nous dit, en un autre passage, que les archives phéniciennes plaçaient la fondation 240 ans avant le temple des Juifs par Salomon. Cette date répond, selon ses calculs , à l'an 1256 avant J. C ; car nous avons vu qu'il compte 470 ans entre la fondation et sa raine par Nabukodonosor (en 586 avant J. C. ). Justin senibledirela même chose quand il place ' cette fondation de Tyr Vannée avant la raine de Troie; en effet, selon quelques historiens grecs, la mine de Troie eut lieu vers 1255 ou 1256. Contre Josèphe et Justin, on pourrait alléguer le livre intitulé Jostdy qui fait mention de Tyr comme d'une ville frontière des tribus juives dans leur acte de partage; mais pour quiconque a lu avec attention le livre intitulé Jasuéy il est démontré que ses récits vagues et sonunaires d'événements, sans date et désignés comme anciens ^, ne
■ VoyecHérod. Ht. II, cfaap. xuf.
> Jost IW. XVm, chip. 8. Il attribue ani PfalUsttns d'Ascalon la prise de Sidon , qui occasionna la fondaUon de Tyr; et la plus grande puissance des Pbillsttns fût au temps des
3 Josoé, chap. ix, vers. 27 : « Et losué acooidaaoxGabao- « Dites d*étre les coupeurs de bols et les porteurs d*eau habl- « toels à Fautelde DieUfitMÇtt'à eejour,.,., Itrid. chap. ti, « vers. 26:Elles desoendantide la courtisane Rababont vécu « au mUieu du peuple ( dlsrafil ) Jtw^tt'à ce Jour... » On trouve Joiqu'à dix faits dtés avec cette expression Jusqu'à ce Jour, qui désigne une durée d^à prolongée depuis Torigine. Les Gabaonltes paraissent avoir Joui jusqu'à Salomon de leur privilège, qui ne fut troublé que par Saùl. Ainsi la rédaction du livre de Josué prend une grande latitude.
sont qu'une compilation posthume de traditions et de monuments déjàjécrits , laquelle a pu se retarder jusqu'au temps de Samuel; et la citation du nom de lyr, loin d'être une objection contre les annales officielles et réitères des Phéniciens , devient plutôt une preuve nouvelle et décisive de la composition tardive du livre juif intitulé Josué, sans auteur nommé, ni temps connu.
Après la réduction de Tyr et de Jérusalem > , Nabïikodonosor , possesseur tranquille de toute la Syrie , paraît s'être retiré à Babylone, et y avoir passé le reste de son règne à la construction des ^ immenses ouvrages dont nous avons parlé, chapitre 8 , page 473 et suiv.
Ces^l'indication qui résulte du silence absolu de Bérose sur aucune autre expédition étrangère et lointaine, et de celui de Josèphe, qui continuant l'histoire de la Judée à cette époque, et qui ayant en main les écrits de Bérose et des autres historiens, n'eût pas nuinqué de citer une expédition importante; enfin c'est encore le résultat des écrits de Jérémie, qui fut un écrivain contemporain et vécut plusieurs années après la ruine de Jérusalem. En quel temps donc, à quelle époque faut-il placer cette prétendue conquête de l'É^pte que supposent les écrivains dits ecclésiastiques ^ et cette grande expédition de Nabukodonosor en Ubye et en Ibérie , qui n'a de garant que Mégasthènes , cité ensuite par Strabon, par Polyhistor, etc. par Josèphe, etc.?