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Cette ^)oque nous fournit le second de nos documents historiques provenant du livre que le prêtre égyptien Manethon composa vers l'an S70 avant J. C, près de deux siècles depuis Hérodote. A cette époque, Ptolomée-Pbiladelphe provoquait la traduction des livres juifs, des livres cbaldéens et de tous les livres orientaux. Manethon , encouragé par ce prince, constitué par lui chef de toutes ks archives sacerdotales, publia en langue grecque une compilation de trois volumes qu'il dit être la substance des chroniques anciennes : malheureusement cette compilation s'est perdue, et il ne nous reste qu'un squelette de listes qui , altérées par le prêtre JuLe» AfricaMiUf par l'évêque Eusèbe Pamphile, et par le moine Georges le Syncelle, retracent bien mal l'original. Néanmoins elles su£Qsent à rendre sensible la différence notable qui existe entre Hérodote et Manethon sur plusieurs ch^s, notamment sur l'époque de Sésostrit. Manethon se prévalant de sa qualité d'indigène, a prétendu que l'auteur grec avait erré ou menti en beaucoup de cas. I^Iais puisque Hérodote proteste qu'il n'a été que l'écho fidèle des prêtres, dont les récits choquent quelquefois son bon sens , nous n'avons pas le droit de l'inculper : il y a plutôt lieu de croire que c'est ici une «oatestatioo nationale, élevée de collège à coUége de prêtres qui , dans un intervallie de 100 ou de 150 ans, et dans le contact avec les étcangers , auront trouvé ou cru trouver des motifs dépenser autrement que leurs ancêtres. Il y a ici cette drconstance remarquable, que dans la dAronologie égyptienne comme dans l'assyrienne , l'opinion de date nouvelle, poésentée par Ktesias et Manethon, soutient le système en phts, tandis que l'opinion ancienne présentée par Hérodote, soutient le système en moins, et que la première veut que Sésostrîs soit , comme Ninus , reisulé de six sièdes , tandis que la seconde les rapproche dans une ^eoportion égale. L'époque de ce roi est le vrai nœud de la difficulté, comme nous le verrons ci^près.
Un troisième document nous est fourni par le Syncelle , qui argiuneotant contre Manethon , lui oppose une imelerme chronique, dont il cite le résumé à partir de la seizième dynastie. On a demandé d'où venait cette ancfenne chronique, et quelle était son autorité, etc. etc. Quelques-uns ont voulu, parce qu'elle arrive jusqu'au dernier roi national , 18 ans avant Alexandre, qu'elle ne pût avoir été rédigée avant cette époque; mais si l'on considère qu'en lin tel cas elle n'eût point mérité le nom d'oncientie que Manethon paraît lui avoir donné, et qu'à titre de nouvelle il eût dû la déprécier, d'autant plus qu'elle diffère de son système; on pensera, avec