‹ Œuvres complètes de VolneyChapitre 182 sur 230 · ÉCLAIRCISSEMENTS SUR DIVERS ARTICLES, EIC · texte numérisé non relu

ÉCLAIRCISSEMENTS SUR DIVERS ARTICLES, EIC

Doo tour Tespril de système , et J'invoque le Jury des faits ; csr je sois , selon Texpression de S^* , de la faction de» fait». Or voici moo dire dans le cas présent.

n résulte des diverses notes que vous m^arez envoyées, et entre autres de Texposé court, clair et méthodique de If. Schoenhenter ( évéque de Drontbelm ) :

I* Que la Norwége est traversée de Test à Touest par un chaînon appelé Dm^^id ou Dt^fire , qui la partage en sud et en nord.

S" Que ce chainoD , Tun des plus élevés de ce royaume , a environ 3,000 pieds rhinlaodais d^élévation ( — S90I pieds de Psris — MI mètres — 483 toises ).

V Quil fimne dans le système de Pair une ligne de déma^ Gstkm tellement positive , que le nord et le sud n'ont presque Jamais les mêmes vents en même temps. S*ll pleut dans le pays d'Agherrhous, Christiansandt, etc. il fait sec dans le Drontheim, dana le Ifordland, etc. : M. Buchdlt les mêmes dioses.

4* Ce dernier cas a été surtout remarquable dans Tété de 1800 , où le pays de Drontheim , nord du Dofre , a éprouvé des pluies continuelles , au point de perdre toute la récolte ; tandis que les gouvernements d'Agherrhous et de Berghen , Mid du Dofre , ont éprouvé une sécheresse excessive. — Dans le Drontheim, les vents, depuis juin jusqu'au SO août, furent si constamment nord-ouest, qu'à peine y eut-il 20 Jours d'exception; et le thermomètre variant de 6 à 8, ne passa poiol rp de Réaumur. — Dans rAgherrhous et le Berghen, les vents furent hatrituellement sud, sud-est, même sudowst, le mercure variant de 14 à 180; à peine y eut-il 7 jours pluvieux, avec cette différence remarquable, que les tables météorologiques de Drontheim et de Christiansandt, comparées l'une à l'autre, offrent pift de vingt exemples où il pleuvait dans le Drontheim par le vent nord-ouest , tandis qall faisait beau et sec dans l'Agtierrhous par le vent sud-est; e'est-Mire , qu^l régnait à la fois deux vents diamétralement opposés. M. Schoenhenter observe que le lempterland en Suéde, à Test du Drontheim , essuya les mêmes pluies , mais il ignore si le vent y fut le même. -^

D'accord avec HM . Wibhe , Grov et Bueh , 11 dit que sur

la o6te de Norwég9 les vents dominanta sont du quart de l'ouest ; qu'Us y sont les vents pluvieux ( à raison de l'Ooéan ) , tandis que le nord-est, le sud-est et l'est, y sont les vents secs : qu'au nord duDofire, le nord-ouest domine avec le sud* ouest ; que l'ouest pur et l'est pur sont rares : que sur la côte de Berghen et dana le bassin de Louken , les dominants sont le sud-ouest et l'ouest, tous deux pluvieux :et que dans le bassin du Glomen et tout le golfe d'Agherrhous , ce sont le sudouest grand pluvieux, et le sud-est tantôt sec et tantôt pluvieux : voilà pour la Norwége.

A Stockholm, MM. Svanberg et Melanderhielm disent que les vents dominants sont l'ouest et le sud-ouest , qui sont secs : que les vents pluvieux , plus rares, sont l'est, le nord-est, et en été le sud-est; mais que la péninsule de Scanie et le Smaland participent au climat du golfe d'Agherrhous : ils obseï^ vent que juin et juillet, dans l'été de 1800, furent très-pluvieux à Stockholm; mais ils n'ont point joint les tables des vents ( qui durent soufQer de l'est ); alors le nord-ouest régnait à Drontheim , le sud et le sud-est dans l'Agherrhous , et l'est sur le golfe Bothnique; de manière que le Dofre était le point de rencontre et de choc de trois courants opposés.

Expliquer ce qui se passait dans l'air en ce lieu , me mènerait trop VAù ; Je me borne à vous obeerver : P que les inondations de la Suède n'ont pu provenir de la fonte des neiges , comme le pense M**^ ( en Juin et juillet les neiges d'iiiver sont fondues ) ; V* qu'il est évident que le Dofre , encore qu'il ne soit pas une chaîne pleine comme muraille, a cependant exercé sur les courants de l'air une action incontestable : si M*** le nie, ce sera de sa part une tA^orie plus que ka$ariée. Quoique des groupes de montagnes ne soient pas immédiatement joints, surtout quand leurs vallons marchent en sens divers, il n'en résulte pas mofais un obstacle capablede ralentir le fleuve aérien, de la même manière que des Aies de rocs dans les lits des rivières barrent et ralentiaseBt le courant des eaux. Au reste, J'aurai l'occasion de développer plus amplement ma théorie à cet égard. — Agréez mes remerciements de l'exemplaire de la Théorie de$ vente de la Coudraye , qui se trouve être exactanent ce que j'altendaie dNm marin tnatruit et observateur.

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