PREMIÈRE LETTRE
ila^ caché dansia cuisse du ciel (i(nhptter),etceh pendant les trois mois qui lui restaient pour attendre Fé» quinoxe du printemps où natt leBaechiuvipkdde bonfi Ce Bacchus est id fils de Sémélé, fille de Kadnm : né près d'un serpent, il prend le nom de /Mo-muiot. Ea phénicien, naftfei niiVeignifie serpent ( dieu do lerpeat). Sdon Dupuis, Kadmus n'est autre chose que la eoastdlation du serpentaire, od est peint un génie tenant a long sapent, d'où lui vient en grec son nom Ophmcktt. Mais ced vient de plus loin que du fspec ; car à epkis, en cette langue, signifie serpent, le phénicien dpkd et ôphè a le même sens, et a dû l'avoir antérienrement
Un autre nom du serpent en général est, en phéoicieB, rmfoa remef. Si on lui joint l'artide Ae ( le ), on a liermef ( le serpent ), qui est le nom de Mercure, en ptc, où il n'a aucune radne, et Mercure-Hermès, qui tient m caducée formé de deux serpents, et qui estrinvenleor dn lettres, se trouve encore identique à KîMintttt-SeryefiAMt.
Cdui-d continuant ses courses ( célestes ), anire ai sonunet d'une baote montagne; Il y bâtit HMtes VÉgyptienne, sdon les uns; la Béotienne, sdon les antra; ni l'une ni l'antre, sdon le narrateur lui-même : cv k poète Nonnus, copiste des andens ', indique dairaiat que cette ville est le ciel quand il dit que sa forme est ronde ; qu'elle a pour portes septsto/toju qui ont les dqbh des sept planètes; et pour distributioiis quatre gnada rues qui se terminent aux quatre pointa cardinaoi, elt Mais qu'esirce que ce nom TMbes qui, en grec, ne signifie rien?J'ob8ervequ'ilesttoiûoursau^urid Thibaà, TMœ, jamais au singulier. Le ^ répond à ploaienrs lettres pbé* niciennes, entre autres au tsade, ou sdd, et auscMn. Lenot phéniden sabd signifie tout ce qui brille, eonme les ^(oifef> dans la nuit, comme les armes, dans le diamp éB bataille : les Sabiens, adorateurs des étoiles, en tiical leur nom; ce serait donc la ville des Luminaires, la TîUe des étoiles.
D'autre part, CM (par schin) et fèbât dgpifie sept, et s'entend spédalement des sept planètes et sept sphères : ce serait donc la ville des Planètes ( la Céleste ) , non essentidlement plurid, et tout à &it dans les mœnn à» andens astrolàtresi Cette Thèbes da cîd aurait élélt BMMlèledes TAèdes temstres distribuées à son imitatioB, comme le Ait plus tard Vidéale Jérusalem des propùèles. Je me hâte d'achever.
Sdon nos Phéniciens, Kadmm combat le dragon polaire, le tue, lui ôte les dro^» qu*flaèoBeendesJi/2oaf (labourés par le bœuf) : ces dràts deviennent des hoonntt armés qui d'abord l'accompagnent, puis s'eniie4neat, acepté cinq qui survivent D'antres disent qne « ces èlra, a nés des dllons , sont des serpents que lai-même moîs- « sonne à mesure qu'ils naissent » On sent bien qaeces loties ^ont un logogriphe donné à devûier. La def omsiile en ce que les mots phéniciens ont hafaitaeilenMnt phifleaf sens dont le poète a fait des équivoque, de viaiB cik» bours. Ainsi sen, dent, signÛle aoad année, senek."àwnah, sillon, s^^\mAàwnauî, est de la ftmflleded'va» le temps; de ain, tout ce qui est rond, OBUpfànlam,
< Voyez Dupuis, hH*, tome lU, page 40.
SUR L'ALPHABET PHÉNICIEN
êoiea, cercle 3 d'oii est Tenu le latin aniiria, aimuku» annetii. Le sens précis n'est pas clair; mais Ton aperçoit qne les dent» dn dragon sont les jours de Vannée» qui s'entre-tuent ou qoi sont taës à mesure qu'ils naissent, CKoepté dnq qol sont les dnq épagomènes, placés hors da nombre trois cent soixante dont se composa Tannée andenne. Si Kadmus combat, vainc, tue le dragon polaire, c'est qae vaincre signifie svrmonier, être au-desnu; que iuer t*uîmetire àsajin, terminer; choses qni aiTiTaient dans le coors de l'année de la part de l'mie des oonstellationB sur l'autre. L'essentiel pour mon but est que nous reconnaissions sans cesse des mots phéniciens; et l'on Toit qu'ils abondent de toutes parts.
Fort Men, me dites-Toos, mon cher collègue; mais quel est le rapport final de tout ceci à l'alphabet ? Le void.
S'il est prouvé que les febles et drames mytho-astrok^ giques, à nous transmis par les Grecs, sont remplis de mots appartenants au langage de la basse Asie, chaldéophânico-arabe; que ces mots donnent habituellement des sens explicatifs et appropriés au sujet; que les lieux et les personnages de ces drames appartiennent le plus souvent à ces mêmes contrées, n'a-^on pas droit de conclure : 1® que' pffimitiTement les fiibles et drames ont été composés en langue phénioo-arabe; 2* qu'ils y ont formé des poèmes plus on moins réguliers du genre des Pouraièas, chez les Indiens; 3* que les plus anciens Grecs connus, tels qu'Or^ phée. Musée, etc. n'ont été que des traducteurs ou oompUateurs deœs poèmes, que les échos de ces compositions, dont ils ont pu quelquefois ne pas bien saisir le sens; 4* que de la part des Asiatiques , l'existence de ces poèmes phénidens-syriens-chaMéens, en indiquant un degré de draisation très^vancé, prouve en même temps, d'une manière positive, l'usage déjà anden de l'alphabet, attendu que les hiéroglyphes sont hicapables d'exprimer la pensée dans ces minutieux et pourtant indispensables détails grammaticaux? — Maintenant, lyoutez que la contexture de ces rédts poétiques suppose des observalions et des notions astronomiques compliquées , lesquelles de leur cMé supposent Texistenoe non mterrompue d'une ou de plusieurs nations agricoles qui ont été conduites et presque forcées à ce genre d'études par le puissant motif de leurs besoins de subsistance et de richesse. — De ced résulte pour nous un intéressant problème à résoudre : savov, m k quelles époques ont pu être composés ces rédts poém tiques, ces pouraiu» ehaldéo-phéniciens. » n me semble quePon pourrait arriver à cette connaissance par l'examen des positions respectives des astres et des planètes que décrivent avec éétùl les auteurs. Par exemple , dans ce poème de Kadmus, il est clair que le tAireau est placé signe équinoxial; ce qui déjà porte la date au ddà de 2428 ans avant notre ère. Ensuite, si l'on suppose que la projection du taureau, dans les 30 degrés de son signe, ait été jadis la même qu'aujourd'hui ( ce dont je doute) >, il
* n a phi à nos modernes faiseurs de planisphères de placer le taureau et le bélier tête contre tête. Le fait est prédsément ropposé chex les andens, qui placent ces deux figures dos à dos. Cependant, comme aucun de leurs atlas n'a été fait plus de 400 ans avant notre ère, j'ai des raisons de croire que Jadis ta tête du bélier M où ils ont placé sa queue.
en résultera que pour obtenir les ooiyonctions de la pldne lune sur son dos, tdles qu'elles sont dtées, il faut remonter dans le signe au moms 10 degrés; ce qui produit environ 700 ans ; et nous mène à 3100 ans pour le moins. — Je sais que l'on peut faire beaucoup d'objections à mou hypothèse; mais si elles ne se fimdaient elles-mêmes que sur d'autres hypothèse», la question serait renvoyée au tribunal du bon sens, qui la déciderait par le calcul des probabilités les plus naturelles. Je suis loin de penser, comme Pline, que les lettres syrienties ou assyriennes existent de toute éternité ; mais je suis également loin de les crdre ausd récentes que le prétend une écde moderne. Si mes réreries sur ces matières vous semblent dignes d'intérêt, je pourrai vous exposer un autre jour par quds motifis je suis porté à croire que l'alphabet phénicien a pd être, sinon inventé, du moins rédigé en système, entre les quarante et quarante-dnquième siècles avant notre ère; qu'il a dû être répandu chez les Pélasges et chei les Grecs plus de dix-huit générations avant le dége de Troie, par conséquent bien avant le faux Kadmus , du quatorzième siède; enfin qu'il a dû être précédé de systèmes d'écriture fondés sur des prindpes différents , tels que les hiérogtyi^ies et les caractères du genre chinois.
Paris, i5juhk I8I9.