RÉPONSE
/>. Qu'entendez-vous par ce mot pairie f
/{. J*entends la commu$uiuté des citoyens qui , réunis par des sentiments fraternels et des besoins réc^roques, font de leurs forces req;>ective8 une force commune, dont la réaction sur chacun d'eux prend le caractère conservateur et bienfaisant de lapcUemité. Dans la société, les citoyens forment une banque d'intérêt : dans la patrie, ils forment une famille de doux attachements; c'est la charité, l'amour du prochain étendu à toute une nation. Or comme la charité ne peut s'isoler de la justice, nul membre de la famille ne peut prétendre à la jouissance de ces avantages, que dans la proportion de «ses travaux : s'il consomme plus qu'il ne produit, il empiète nécessairement sur autrui ; et ce n'est qu'autant qu'il consonmie au-dessous de ce qu'il produit ou de cequ'il possède, qu'il peutacquérirdes moyens de sacrifice et de générosité.
Z>. Que concluez-vous de tout ceci?
R. Ten conclus que toutes les verhis sociales 4fie sont que Vhabitude des actions tUUes à la société €t à l'individu qui les pratique;
BE VOLNEY
Qu'elles reviennent toutes à l'objet physique delà conservation de l'homme;
Que la nature ayant implanté en nous le besoin de cette conservation, elle nous fait une loi de toutes ses conséquences, et un crime de tout ce qui s'en écarte;
Que nous portons ennous le germe de toute vertu, de toute peifection ;
Qu'il ne s'agit que de le dévdopper ;
Que nous ne sommes heureux qu'autant que nous observons les règles établies par la nature dans le bat de notre conservation ;
Et que toute sagesse, toute perfection , toute loi , toute vertu, toute philosophie, consistent dans la pratique de ces axiomes fond^ sur notre propre organisation :
Conserve- toi; Instruis -toi; Modère -toi;
Vis pour tes semblables, afin qu'ils vivent pour toi.